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Des toxicomanes réclament plus de soins
L?initiative est louable. Des toxicomanes ayant récemment suivi un programme de désintoxication au nouveau centre de l?hôpital de Beau-Bassin préparent une pétition qu?ils comptent adresser cette semaine au président de la République, au Premier ministre sortant, au leader de l?opposition et à la Natresa, entre autres, pour réclamer de l?Etat l?amélioration des services offerts à ceux ayant sombré dans l?enfer de la drogue.
Sortis du centre de Beau-Bassin lundi, ils demandent un accompagnement psychologique et un suivi régulier par les travailleurs sociaux afin d?éviter toute rechute. Ils souhaitent aussi plus de souplesse de la part des centres concernant la remise de substituts à leurs proches.
Jusqu?ici, ce sont leurs proches qui contrôlent leurs médicaments. Mais ces derniers doivent se rendre sur place durant les heures de bureau pour les réceptionner. « A la longue, ça peut être intenable pour certains, car ils perdent une journée de travail », commente Richard, un habitant de Cité-Vallijee.
Il a commencé à se shooter il y a plus de vingt ans « pou gagn relasion ». Conspué par ses proches, il se donne une nouvelle chance et invite les drogués à faire de même.
Raymond, de Curepipe, a commencé à fumer de l?opium à 14 ans, avant de passer au brown sugar. Deux décennies plus tard, il veut donner un autre sens à son existence. « Ou la vi pir ki lisien, ou pa kapav ni get ou fami ni ou zanfan ! »
Roger, de Riche-Terre, a sombré dans la dope après une vingtaine d?années passées à travailler à la Cargo Handling Corporation. « De quelle réinsertion parle-t-on ? Lorsque j?ai demandé à être réembauché à ma sortie de prison, on m?a fermé la porte au nez? Pour 28 ans de service, je n?ai obtenu que Rs 30 000 comme Severance Allowance.»
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