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Des syndicalistes se plaignent au BIT
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Des syndicalistes se plaignent au BIT
Les dirigeants de la National Trade Unions Confederation, du Mauritius Trade Union Congress et du Mauritius Labour Congress (MLC) ont logé, hier, une plainte auprès du Bureau international du travail (BIT) pour «utilisation de l?arsenal répressif» à l?encontre des deux syndicalistes, Toolsyraj Benydin (photo) et Radhakrishna Sadien. Dans une lettre adressée à cette organisation, les dirigeants expliquent que le mois dernier ils ont failli ne pas se rendre au Ghana, où se tenait la conférence de l?Union des syndicats du monde. La raison : leurs passeports avaient été saisis après qu?ils eurent organisé une manifestation à l?encontre de l?éventuelle fermeture du garage de la police. Ces documents leur ont par la suite été rendus.
A leurs yeux, le gouvernement est en train «d?intimider» les syndicalistes. Ils invitent ainsi le BIT à demander au gouvernement de respecter la Convention 87 ayant trait à la liberté de s?organiser.
Les auteurs de la lettre adressée au BIT affirment que les deux syndicalistes précités ont dû fournir une caution de Rs 25 000 pour pouvoir quitter le pays. Ils doivent cependant remettre leurs passeports à la police à leur retour à Maurice.
Cassam Kureeman, président du MLC écrit dans la lettre que trois autres syndicalistes, Deepak Benydin, Reaz Chuttoo et Fayzal Ally-Beegun, ont été sommés de se présenter en cour le 18 décembre pour avoir violé les dispositions du Public Gathering Act lors d?une «manifestation pacifique » le 7 juin 2006. Pour eux, l?intervention du BIT est « plus que jamais souhaitée pour maintenir en vie le mouvement syndical ».
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