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Des Sud-africains gérant des night-clubs accusés de pratiquer la discrimination
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Des Sud-africains gérant des night-clubs accusés de pratiquer la discrimination
Un jeune cadre affirme avoir été agressé par un videur du resto-pub Big Willy’s à Rivière-Noire, le vendredi 21 mai. Depuis, des messages envoyés sur des forums en ligne accusent les Sud-africains fréquentant ce lieu d’être des « anti-Mauriciens ». La tension monte …
Le resto-pub Big Willy’s de Tamarin, à Rivière-Noire, serait-il un lieu où les ressortissants sud-africains feraient la loi au détriment des Mauriciens ? C’est, du moins, ce qu’affirment certaines personnes après l''agression alléguée d’un jeune cadre par un videur de ce resto-pub de Tamarin.
L’incident n’est pas passé inaperçu et a engendré une polémique sur le Net. Les messages lus sur divers forums mentionnent des règlements de comptes. Une tension règne dans certains milieux à Tamarin. 
L''altercation entre le jeune cadre et un "bouncer" serait la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase. Selon les premières informations, le jeune homme se serait présenté au Big Willy’s avec un verre d’alcool à la main. Or, affirme des responsables de la sécurité du Big Willy’s, les clients n’ont guère le droit d’entrer dans ce pub avec de l’alcool provenant d’un autre endroit. «Il s’est présenté devant le pub avec son verre à la main. Il était arrogant et ordonnait aux videurs de lui donner l’accès au pub», raconte un témoin de la scène.
Interrogé pour une réaction, Rilo Flore, responsable des videurs du Big Willy’s raconte que c’est le jeune homme en question qui aurait cherché la bagarre avec l’un de ses employés. «Ce ne sont que des semeurs de troubles qui ne font que chercher des problèmes. Il n’y a pas de racisme ou de discrimination dans notre pub», précise-t-il.
Toutefois, le jeune cadre qui allègue être une victime de l’excès de zèle des videurs du Big Willy’s, a porté plainte au poste de police de Rivière-Noire et a entamé les procédures pour poursuivre au civil le bouncer ainsi que son employeur pour "coups, blessures et humiliation".
Selon nos recoupements d’informations, ce n’est pas le premier incident du genre au Big Willy’s. Les choses auraient pu en rester là. Mais les commentaires ont commencé à être publiés sur des forums en ligne. Certains déclarant que les Sud-africains seraient les nouveaux «patrons» de Rivière-Noire.
Dans ces commentaires en ligne, d’autres événements sont associés à l’incident du Big Willy’s. On note par exemple la dénonciation de certaines pratiques qui auraient cours dans le nord du pays. 
«Un bar situé à Grand-Baie cause la colère des Mauriciens et des étrangers francophones fréquentant le lieu. Sur une pancarte, disposée à l’intérieur de ce bar, figure l’inscription suivante en anglais : « Ici, nous interdisons l’utilisation du français», peut-on lire sur le forum  d’Expat Blog. Des vingtaines de messages s’indignant de cette consigne ont été envoyés sur ce site où se côtoient expatriés et Mauriciens.
«Je ne suis pas du genre rancunier, mais là, ça ne passe pas. J''ai une idée du nom de ce bar. Je suis ok pour vous rejoindre ! Quand vous le souhaitez ! Pour rappel, la France rencontre l''Afrique du Sud le 22 juin pour la Coupe du monde…», raconte un internaute qui se dit prêt à donner une leçon aux Sud-africains après cette rencontre de foot. «Je suis partante pour faire une descente francophone, histoire de rire un bon coup...», ajoute une autre internaute sur le forum d’Expat Blog.
Ainsi, cet incident entre ce jeune cadre et un videur a pris des dimensions disproportionées. L’affaire vire au règlement de comptes entre «francophones mauriciens» et Sud-africains.
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