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Des responsables du régime Azali interdits de départ

15 juin 2006, 00:00

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L’affaire fait grand bruit dans la capitale comorienne. 35 fonctionnaires d’état sont “empêchés de quitter le territoire sans autorisation préalable du ministre des Relations extérieures et de la coopération”. Une “note d’empêchement”de la direction de cabinet du président de l’Union en charge de la Défense a rendu cette liste publique hier. Elle est disponible dans les services de la direction de la sûreté nationale chargée de veiller à l’application de la décision.

Il s’agit essentiellement des directeurs généraux et des responsables financiers des sociétés d’état, des directeurs, contrôleurs et receveurs des douanes et des services des impôts, et des ministres des Finances et de l’économie.

On note cependant la présence sur cette liste de l’ancien ministre des Relations extérieures Abdou Soefo, mais en tant qu’ancien directeur général de la société des hydrocarbures. à remarquer aussi la présence de Caambi El Yachourtui, ancien vice-président d’Azali qui avait pourtant en charge le ministère de la Santé et de la solidarité.

“C’est une mesure de prudence après que le nouveau gouvernement a découvert que les caisses de l’état sont presque vides” a déclaré le ministre de la Justice du président Sambi. Pour Madi Ali, ces fonctionnaires ne sont pas mis en cause, mais “leur présence est indispensable pour répondre aux interrogations de la commission qui est chargée d’auditer ces entreprises publiques”.

Le Garde des Sceaux a également indiqué que parallèlement à cet audit, il a personnellement écrit au procureur de la République pour lui demander d’ouvrir une enquête pour déterminer “s’il y a eu malversation ou cette situation financière est le résultat d’une mauvaise gestion”.

Une démarche qui permettra, ajoute le ministre de la Justice, de lever la mesure pour les personnes innocentes. S’il s’agit pour l’instant d’une mesure administrative, cette décision inédite pourrait être le début de la lutte contre la corruption promise par le président Ahmed Abdallah Sambi lors de sa campagne électorale, et qu’il a maintes fois annoncée depuis son accession au pouvoir.

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