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Des remous au ?Grand Bleu?

28 avril 2006, 00:00

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Les locataires du complexe Le Grand Bleu, connu auparavant comme Les Coquillages, ont du pain sur la planche. La cour vient d?ordonner au propriétaire, Chan Sicharam, de démolir le pan du bâtiment qu?ils occupent. Ils expliquent que les autorités compétentes ne leur ont pas encore livré leur permis d?opération, malgré une demande faite l?année dernière. Ils disent que des officiers du ministère du Logement et du conseil de district ont effectué plusieurs visites sur le site.

Les deux principaux locataires qui ont signé un contrat de 15 ans, sont Ten Company et Curtis Marius. Celui-ci gère un salon de beauté dans le complexe. Un des directeurs de Ten Company, Roland Mullegadoo et Curtis Marius, se sont rendus au conseil de district de Rivière-Noire mercredi pour de nouvelles démarches. Ils déclarent que lorsqu?ils ont signé le contrat, le propriétaire leur a dit qu?il avait les permis nécessaires.

Sur le pavé

?Nous attendons que le ministère du Logement et le conseil de district nous donnent les documents que nous attendons depuis longtemps?, explique le directeur de Ten Company.

Interrogé à ce sujet, Chan Sicharam dit qu?il a effectivement le permis pour opérer un restaurant, un supermarché et une salle de réception. Mais par la suite Ten Company a voulu transformer une partie du bâtiment en salon de coiffure et en boulangerie. Donc, dit-il, c?est à cette compagnie de chercher les autorisations nécessaires.

Les deux locataires annoncent qu?ils ont dépensé énormément pour rénover les locaux, mais n?arrivent pas à opérer normalement. Ils travaillent tant bien que mal tout en sachant que les autorités peuvent les verbaliser à n?importe quel moment. Ils disent ne pas comprendre pourquoi ils n?ont pas leur permis malgré qu?ils paient la Sécurité sociale pour leurs employés. Curtis Marius de son côté explique que lui-même et l?autre locataire ont contracté des emprunts à la banque, mais qu?ils ont beaucoup de mal à respecter les échéances, sans compter les salaires des employés.

Par ailleurs, le magistrat Jean-Michel Ah-Sen, siégeant au tribunal de Bambous, a ordonné au propriétaire de démolir une partie du bâtiment construit sans permis. Pour ce qui est de cet ordre émis par la cour, les deux locataires déclarent qu?ils ne savaient pas qu?il y avait une affaire en cour quand ils ont signé les documents pour la location. Ils sont en contact avec leurs hommes de loi pour faire appel.

Le propriétaire du bâtiment insiste sur le fait que ce n?est pas lui qui a aménagé la partie concernée mais que c?est le locataire qui l?a fait. Il dit qu?il n?y a que des fenêtres à enlever. ?J?avais mon travail : je m?occupais du restaurant?, dit-il. Il affirme que le conseil de district a des procès-verbaux au sujet de cette construction.

Les locataires affirment aussi subir la pression de certaines personnes pour qu?ils évacuent les locaux, mais ils ne comptent pas le faire sachant qu?avec l?ouverture prochaine du Club Med, les touristes fréquenteront Albion en grand nombre. Ils déclarent qu?une quinzaine de personnes seront sur le pavé si jamais ils ferment boutique. Ils lancent un appel aux mi-nistres concernés pour les aider.

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