Publicité

Des plantations sont à sec

23 octobre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Réflexion de Hoogram Boodia, petit planteur de Congomah, qui est dans le domaine depuis plus de 50 ans : si les champs sont irrigués dans son village, la production augmentera par au moins 50 %. Ce qui obligera les planteurs à avoir recours à au moins deux ouvriers supplémentaires. Le village compte quelque 100 petits planteurs, ce qui fait que 200 personnes pourront trouver de l?emploi, réduisant du même coup le problème du chômage dans le village.

Malheureusement, les autorités ne pensent pas comme ce vieux planteur, respecté par tout un chacun à Congomah et dans les régions avoisinantes.

Cela fait des années que les petits planteurs de Congomah luttent pour que leurs champs soient convenablement irrigués mais en vain.

S?il est vrai que les terrains de Congomah n?ont pas le même degré d?aridité que ceux de Triolet ou de Petit-Raffray, néanmoins entre octobre et décembre, les petits planteurs souffrent énormément de la disette.

Hoogram Boodia souligne qu?à Congomah, ce sont les plantations de petits piments, de carottes, d?ananas, de patates, de manioc, de raves et de gingembre qui sont privilégiées. En hiver, ces plants n?ont pas besoin de beaucoup d?eau. Par contre, à l?approche de l?été, ils commencent à souffrir. Ceux dont les champs se trouvent à proximité de leur maison ou de la rivière, ont plus de chance. Ils peuvent compter sur un peu d?eau. Mais la grande majorité est en difficulté.

Les conséquences

Les petits planteurs de canne souffrent également. Selon Hoogram Boodia, normalement un champ irrigué peut fournir jusqu?à 40 tonnes de cannes par arpent. Or, à Congomah, la production n?est seulement que de 20 à 25 tonnes par arpent, toujours à cause du manque d?eau.

Le petit planteur affirme qu?il y a un borehole qu?on peut exploiter dans le village. Il fait un appel aux autorités pour apporter l?eau jusqu?aux petits planteurs. ?Non seulement nous gagnerons, mais c?est le pays qui en bénéficiera grâce à un surplus de légumes?, dit-il. Il fait aussi ressortir que les petits planteurs sont disposés à payer pour être approvisionnés en eau, comme cela se fait dans d?autres villages.

Hoogram Boodia fait également état d?autres problèmes : par exemple, l?état des routes dans le village. Cela gêne considérablement les planteurs et tous les villageois. Trop étroites, ces routes sont à l?origine de plusieurs accidents.

Le directeur de l?Irrigation Authority, Nitiraj Toolsee, souligne que le village de Congomah est une potential irrigation zone. Il y a des études qui sont faites actuellement pour un projet de barrage à Calebasses. Avec ce projet, ce sera possible de mettre sur pied un système d?irrigation dans le village, ajoute-t-il.

Il est d?avis que d?ici quelques années, les planteurs de Congomah auront satisfaction.

Publicité