Publicité
Des planches au grand écran
Emma Thompson est née à Londres le 15 avril 1959. Elle a pour père le metteur en scène Eric Thompson et pour mère, l?actrice Phyllida Law, qu?Emma aura parfois pour partenaire (Peter?s Friends, Beaucoup de bruit pour rien, L?invitée de l?hiver). Pendant ses études littéraires à Cambridge, elle s?occupe activement de théâtre au sein des Footlights, une troupe satirique lauréate en 1981 de l?Edinburgh Fringe Award. Très présente sur scène dans des comédies musicales et des spectacles humoristiques, elle est aussi très demandée à la télévision.
Au fil des ans, on la verra dans des mini séries telles que Tutti Frutti ou Fortunes of War (pour laquelle elle obtint le British Academy Award), dans des dramatiques et téléfilms comme The Winslow Boy, Look Back in Anger, Knuckle ou The Blue Boy, ainsi que dans six shows de variétés réunis sous le titre Thompson.
Bien que son nom évoque volontiers les films en costumes et les grandes adaptations littéraires, de Shakespeare à Jane Austen en passant par Forster, c?est dans une comédie contemporaine, The Tall Guy, qu?on la remarque pour la première fois au cinéma. La même année débute une fructueuse collaboration avec Kenneth Branagh, l?enfant chéri du théâtre anglais, qu?elle vient d?épouser. Leur union, comparée parfois au couple mythique Laurence Olivier-Vivien Leigh, produit quatre films en quatre ans : deux adaptations shakespeariennes (Henry V et Beaucoup de bruit pour rien), le brillant pastiche hitchcockien Dead Again (où chacun joue un double rôle) et Peter?s Friends (où elle est touchante et drôle en vieille fille amoureuse d?un aristocrate homosexuel).
Elle alterne ces ?uvres avec celles d?autres réalisateurs. Elle campe ainsi avec humour une châtelaine entichée d?arts et de littérature, recevant dans son manoir de province Delacroix, Liszt, Chopin, Musset et George Sand, dans le premier film de James Lapine, Impromptu. James Ivory a l?excellente idée de lui donner à deux reprises pour partenaire Anthony Hopkins, d?abord dans Retour à Howard?s End, puis dans Les Vestiges du jour. Lauréate d?un Oscar pour Howard?s End et citée à cette même récompense pour Les Vestiges du jour, elle commence à être internationalement connue et de plus en plus sollicitée par les journalistes, qui apprécient son aisance dans les conférences de presse et ses réparties spirituelles.
Souhaitant retrouver un contexte contemporain, elle accepte le rôle de la pugnace avocate d?un Irlandais accusé de terrorisme (Daniel Day-Lewis) dans Au nom du père. Présente seulement à la fin de l?histoire, elle n?en marque pas moins le film de sa fougue et de son autorité. Après une apparition non créditée dans My Father, ce héros, elle incarne une doctoresse dans Junior, aux côtés d?Arnold Schwarzenegger et Danny De Vito.
En 1995, l?année de sa séparation d?avec Kenneth Branagh, elle retourne au film en costumes et aux adaptations littéraires, deux genres auxquels le public semble décidément l?identifier. Elle interprète avec beaucoup de subtilité le personnage androgyne du peintre Dora Carrington dans Carrington, premier film mis en scène par le dramaturge et scénariste Christopher Hampton. Au même moment, elle fait elle-même ses débuts de scénariste dans une adaptation de Jane Austen, Raison et sentiments. Elle y représente la ?raison? face aux ?sentiments? impulsifs de sa jeune s?ur (Kate Winslet). L??uvre, légère et grave à la fois, lui vaut l?Oscar du scénario et une citation à l?Oscar de la meilleure actrice, une façon originale de marquer les six premières années d?un parcours cinématographique particulièrement réussi. Alan Rickman ? son partenaire dans ce film ? la dirige ensuite dans L?invitée de l?hiver.
Source : Monsieur Cinéma
Publicité
Publicité
Les plus récents