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Des manuels de J.B. David deviennent obligatoires

22 septembre 2007, 00:00

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La liste de manuels scolaires recommandés et de livres de référence, adressée cette semaine aux collèges pour 2008 et 2009, risque de faire couler beaucoup d?encre .

Il y a d?une part le fait que, pour la première fois, il faut obligatoirement puiser de cette liste pour que les collégiens défavorisés puissent prétendre à un remboursement de la Sécurité sociale. Et d?autre part, la présence de manuels de James Burty David sur cette liste est diversement commentée.

Pour le français, l?on retrouve en effet systématiquement sur la liste des titres recommandés un manuel signé par le ministre. C?est ainsi le cas de la Form I à la Upper VI, soit cinq manuels différents. «Ce n?est pas normal et ça nous interpelle. Comment se fait-il que pour chaque année, il y ait un manuel de celui qui assure la suppléance au ministère de l?Education lorsque Dharam Gokhool n?est pas au pays? ça paraît bizarre. Beaucoup de managers s?interrogent», affirme un membre de la Fédération des managers des collèges privés. L?amalgame entre l?auteur et le ministre des administrations régionales est vite fait.

«Pour la Form III, quatre livres sont représentés dont un de James Burty David; pour les Forms IV et V, il y en a trois dont un de lui et pour les Lower et Upper VI, idem. C?est tout de même intrigant», remarque une enseignante de français d?un collège du Sud.

<B>Les managers prennent position</B>

Le ministre David n?a pour sa part pas souhaité faire de déclaration à ce sujet, mais dans son entourage l?on souligne que ses manuels sont utilisés dans les écoles secondaires depuis très longtemps, et cela, peu importe le régime en place.

Mais les détracteurs soutiennent que cette fois, les choses ne se présentent pas dans la même perspective. «Cette fois-ci, le ministère de l?Education est plus strict. Si les élèves issus de familles qui bénéficient de l?aide sociale ne choisissent pas des livres de cette liste, ils devront payer de leur poche. Donc, sachant que nous avons de tels élèves dans les classes, nous sommes incités à opter pour les manuels de la liste pour l?ensemble des élèves», explique un manager.

La Fédération des managers des collèges privés prend, pour sa part, position. Lors d?une rencontre avec des journalistes jeudi dernier, Rajiv Roy, secrétaire de cet organisme devait indiquer que cette pratique décidée unilatéralement par le ministère n?était pas saine. «Pédagogiquement, cela ne tient pas la route d?imposer les mêmes livres dans tous les collèges publics et privés».

Il évalue le nombre d?étudiants qui bénéficient de l?aide sociale à environ 10 % de la population estudiantine.

Au ministère, l?on assure toutefois que toutes les parties étaient invitées à participer aux réunions qui ont servi à établir cette liste.

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