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Des irrégularités menacent le scrutin égyptien
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Des irrégularités menacent le scrutin égyptien
Sous la pression des Etats-Unis et des mouvements de la société civile égyptienne, Moubarak a modifié cette année le système électoral. Mais l’opposition doute ouvertement de la volonté du président de faire évoluer la vie politique égyptienne. Contre toute attente, la commission électorale a finalement autorisé les Organisation non gouvernementale (ONG) à entrer dans les bureaux de vote si elles obtenaient au préalable une autorisation des pouvoirs publics. Les associations basées ailleurs qu’au Caire auront vraisemblablement du mal à être accréditées dans la journée. Après six heures de scrutin, de nombreux observateurs ont fait état d’irrégularités. Les partis Ghad et Wafd ont ainsi dénoncé le fait que certains de leurs représentants ne puissent entrer dans des bureaux de vote dans les provinces d’Assiout, de Sohag et de Port-Saïd.
Des observateurs de l’organisation indépendante Chaïfincom ont affirmé que des membres du Parti démocratique national (PDN), le parti au pouvoir, conduisaient en voiture des électeurs au bureau de vote et les obligeaient à signer les registres électoraux en public, ce qui constitue une double violation des règles électorales. Gamila Ismaïl, porte-parole d’Aymane Nour, a affirmé de son côté que l’encre supposée indélébile censée empêcher les électeurs de voter deux fois partait facilement quand on la frottait au déodorant. De nombreux électeurs se sont plaint de ne pas trouver leur nom sur les registres. Des hommes habillés en civil ont par ailleurs brisé une manifestation d’opposants à Moubarak en plein centre du Caire. Certains des manifestants ont été battus. Le gouvernement avait interdit ce genre de rassemblement le jour de l’élection. Mais plusieurs centaines de militants sont descendus dans les rues à l’appel du collectif Kefaya (“Assez”), qui prônait le boycott du scrutin. Ce n’est pas la première fois que des “briseurs” de manifestation interviennent au Caire. Pour les ONG égyptiennes, ils agissent en fait de concert avec les forces de sécurité.
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