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Des coûts qui volent haut
Il n?y a pas que le pétrole qui prend l?ascenseur. Les prix des denrées alimentaires prennent aussi de la? hauteur à bord des avions. Une conséquence directe de la hausse du prix pétrolier.
«Les compagnies aériennes font face à ce problème à deux niveaux», explique Donald Payen, porte-parole d?Air Mauritius, qui parle de «crise sans précédent». La prestation à bord est liée à des éléments d?alimentation qui subissent la pression des coûts et deuxièmement, la crise alimentaire exacerbe la crise économique internationale.»
Les lignes aériennes ont déjà instauré la surcharge du carburant qui est facturée au client et qui a pour but de faire passer une partie de la flambée du prix du pétrole aux passagers. Le domaine de l?alimentation est, cependant, plus complexe à estimer et à gérer.
«Désormais, Air Mauritius fait aussi face à des coûts hors carburant dont ceux liés à l?alimentation», dit Donald Payen. L?aspect Food and Beverages joue un rôle important au niveau des voyages en avion. Si certains acteurs low cost peuvent jouer sur une prestation minimaliste par rapport à la restauration en avion, c?est surtout sur des vols relativement courts tandis que sur les longs- courriers qui desservent Maurice, les repas font partie intégrale du forfait offert au client.
Pas de mesures drastiques
Dans d?autres pays, certaines compagnies aériennes ont déjà commencé à facturer aux passagers leur consommation en nourriture et boissons. Pour l?instant, les lignes aériennes présentes à Maurice n?annoncent pas de mesures drastiques. De son côté, si Air Mauritius confirme déjà sa hausse de prix des billets, elle n?envisage pas de facturer les clients séparément pour la restauration à bord. «Il n?est pas question, à ce stade, de faire payer les passagers pour leur consommation.»
Cependant, sur le long terme, cette possibilité pourrait être envisagée par les lignes aériennes qui opèrent chez nous. Les compagnies aériennes gèrent, entre autres, les frais associés à la sous-traitance de la restauration ainsi que les coûts annexes tels que ceux des boissons alcoolisées.
Leurs coûts dépendent donc des contrats passés avec les fournisseurs. Si certains d?entre eux peuvent être absorbés lors des révisions régulières des menus, les compagnies aériennes assurent qu?elles souhaitent maintenir le niveau et la qualité des repas servis à bord.
Les prix dans le domaine de l?alimentation subissent, en effet, un impact direct et indirect des fluctuations dans d?autres secteurs. La hausse des prix des denrées alimentaires reflète en large partie l?effet domino produit par la hausse du carburant.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), organisme des Nations unies, a d?ailleurs fait ressortir que la hausse des prix du carburant et de l?énergie affecte toute la chaîne de production alimentaire. Elle touche, notamment, les diverses étapes de cette chaîne, des engrais jusqu?à la livraison en passant par le stockage.
A travers le monde, les prix des denrées alimentaires ont aussi grimpé pour cause de disponibilité réduite et des demandes croissantes des pays en boom tels que la Chine ou encore l?Inde. De plus, des conditions climatiques défavorables aux récoltes ont aussi contribué à la hausse des prix alimentaires.
A Maurice, cette hausse se fait de plus en plus sentir. Au second trimestre de cette année, le Bureau central des statistiques a noté une hausse de plus de 30 % par rapport au riz, de 4, 4 % pour les légumes et de 4, 9 % pour le poulet.
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