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Des amuse-gueules très recherchés

18 avril 2005, 00:00

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Les amuse-gueules sont toujours appréciés par les enfants comme par les adultes. Ce n?est pas Surekha Santok qui nous contredira. Elle est un de ces petits entrepreneurs qui commercialisent ces gâteaux salés, voilà plus de cinq ans. Aujourd?hui, sa petite entreprise, qui se trouve à Petit-Raffray, a des ailes. Il y a même des touristes, qui viennent chez elle pour se procurer ses sev, ses moolkoo, ses bâtons frisés ou encore ses pistaches salées .

Il y a plus d?une dizaine d?années, Surekha était employée dans une petite entreprise fabriquant ces petits gâteaux salés. Trois ans et demi ont passé : elle décide de tenter l?expérience chez elle. ?Après avoir appris toutes les recettes de ces gâteaux, j?ai décidé de les faire chez moi.? Elle dit que, contrairement à ce que pensent les gens, son ancien patron l?a félicitée pour sa débrouillardise. Il n?est pas en colère. Au contraire, il m?encourage toujours.

Au début, Surekha avait fabriqué quelques douzaines de ces gâteaux chaque jour, que son époux, Raj allait placer dans les boutiques du village après ses heures de travail? Il était maçon. Mais au fil des années, la demande pour ces amuses-gueules devient plus forte. ?Des boutiquiers des autres régions m?ont sollicitée pour acheter mes gâteaux. D?ailleurs, ce sont eux qui viennent les prendre chez moi?, dit-elle.

Après avoir obtenu son permis, Surekha a dû convertir sa maison en une petite fabrique. ?Mon époux a dû construire d?autres chambres en haut, car selon les dispositions de la loi, nous ne pouvons habiter là où nous travaillons.? Elle explique que si pour la préparatttion de ces friandises elle n?a pas dû investir de grosses sommes d?argent, par contre, la famille a dû trouver quelque Rs 200 000 pour la construction en hauteur. Elle a baptiseé son entreprise London Foods.

Mais heureusement pour Surekha, lee affaires marchent à merveille. Il y a même des hôtels du littoral Nord qui achètent ses amuse-gueules. Et les étrangers qui ont goûté aux friandises, viennent s?en procurer chez elle, pour les emporter dans leurs pays. Mes moolkoos et autres sev ont fait le tour du monde?, dit-elle avec beaucoup de fierté.

Son époux a dû quitter son travail pour lui donner un coup de main. Aujourd?hui, elle confectionne jusqu?à 70 à 80 douzaines de sachets par jour. Entre octobre et décembre, ce chiffre pourrait doubler. Surekha devra alors avoir recours à d?autres personnes pour satisfaire la demande.

Même s?il y a beaucoup de personnes qui fabriquent ces friandises, elle soutient qu?elle peut gagner honnêtement sa vie avec ce qu?elle fait.

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