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De quoi sera fait « l?après-sucre » ?
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De quoi sera fait « l?après-sucre » ?
On dispose déjà de quelques réponses partielles. L?industrie sucrière a provoqué une réflexion qui porterait déjà ses fruits. Certains investiseurs se sont engagés dans la voie de la diversification. Deux entreprises ont ouvert la voie. Alcodis Limitée est engagée dans la production d?éthanol à partir de la mélasse. La Centrale Thermique de Belle-Vue (CTBV) produit, elle, de l'énergie à partir de la bagasse. Les deux sous-produits de la canne ? mélasse et bagasse ? sont incontournables dans la stratégie de diversification.
Alcodis, en association avec un des leaders mondiaux dans le domaine, Alco Group, s?est lancée dans la production d?éthanol. Cette alliance stratégique permettra la création de nouveaux emplois et l?utilisation des sous-produits de la canne en profitant du savoir faire et des capitaux étrangers.
« Nous exportons déjà notre production d?éthanol sur le marché européen. Nous pourrons produire plus de 30 millions de litres annuellement quand nous serons à plein rendement. D?autre part, si nous utilisons toute la production locale de mélasse, les revenus pourraient être de l?ordre de 225 millions et même davantage », affirme Roland Maurel Jr, un des directeurs d?Alcodis.
L?éthanol est utilisé comme solvant dans le secteur industriel et a de multiples applications, notamment dans la production de peinture, d?adhésifs, de médicaments, de cosmétiques et de parfums. Mélangé à l?essence, dans des proportions variant de 5 à 30 %, l?éthanol peut aussi être utilisé comme effective booster pour les automobiles. Ce mélange pourrait permettre des réductions importantes dans nos importations d?essence. Une économie intéréssante sur la facture des produits pétroliers pour le pays.
Après distillation de l?éthanol, notent les promoteurs d?Alcodis, il restera les sous-produits tels que les fertilisants ou les aliments pour bétail. Somme toute, l?éthanol est un produit capable de générer des revenus importants pour notre économie.
L?autre projet qui revêt un caractère particulier dans le cadre de la diversification est la Centrale Thermique de Belle-Vue. L?utilisation de la bagasse à des fins de production énergétique fait partie du plan stratégique de l?industrie sucrière. Celle-ci a fait de gros investissements pour pouvoir utiliser la bagasse de manière plus efficiente et pour produire de l?énergie à un moindre coût.
La bagasse, « combustible vert » permet à la CTBV de générer toute l?énergie nécessaire au fonctionnement de la sucrerie de Belle Vue. Le surplus d?électricité est vendu au CEB. La centrale thermique mise pleinement sur la valeur économique de ce sous-produit.
Même les cendres de la bagasse peuvent être utilisées. Dans les champs, elles font office de fertilisants « propres » en raison de leur teneur en potassium, calcium et magnésium.
La construction de centrales à combustion mixte bagasse-charbon fait partie de la politique annoncée par les autorités. Celle de Belle-Vue produit plus de 20 % de l?électricité consommée à Maurice. Cette centrale moderne a été conçue pour valoriser la bagasse, énergie locale et renouvelable. Cette dernière présente en outre deux avantages majeurs : elle réduit la dépendance énergétique du pays à partir de combustibles importés et aide à préserver l?environnement.
L?industrie en chiffres
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La Chambre d?Agriculture estime la production sucrière à 590 000 tonnes cette année.
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La superficie de terres sous culture de cannes à sucre en 2003, est estimée à 74 117 hectares. Les planteurs-usiniers en cultivent 42 % ; les planteurs exploitant une superficie moyenne en occupent 57 % et les petits planteurs 1 %.
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Le rendement de cannes pourrait atteindre 77,5 tonnes à l?hectare en 2004. Ce chiffre est supérieur à la moyenne des dix dernières années, qui était de 71,1 tonnes.
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Le taux d?extraction devrait être supérieur à la moyenne qui est de 10,66 %. Ce chiffre est basé sur la richesse de la canne, sensiblement supérieure à celle obtenue l?an dernier à pareille époque.
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Il faut en moyenne 9,4 tonnes de cannes pour produire une tonne de sucre. C?est un des meilleurs taux d?extraction de sucre au monde.
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On obtient en moyenne 7,6 tonnes de sucre par hectare de cannes cultivées.
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Les Mauriciens consomment en moyenne 40 tonnes de sucre par an et il est? importé de l?Afrique du Sud et de la Thaïlande.
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En 2003, Maurice a exporté 98 % de sa production ? totalisant 508 733 tonnes ? sur le marché européen. Parmi, 22 100 tonnes ont été vendues au Portugal et à la Grande-Bretagne sous le Special Preferential Sugar Agreement. La Grande-Bretagne demeure notre principal acheteur avec 85 % des exportations, suivie du Portugal avec 18 000 tonnes.
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à mars 2003, l?industrie sucrière employait 12 499 hommes et 3 041 femmes, au total 15 540 personnes.
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Le prix du sucre brut exporté est de Rs 15 200 la tonne actuellement. Avec la baisse annoncée, le prix pourrait atteindre Rs 12 000 la tonne l?an prochain et se chiffrer à Rs 10 000 la tonne en 2007.
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800 arpents de terre ont été offerts aux anciens employés de l?industrie sucrière souhaitant bénéficier du plan de retraite volontaire (VRS).
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Le montant de la dette de l?industrie sucrière est estimé à Rs 5,5 milliards.
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