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De nouvelles têtes pour un changement
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De nouvelles têtes pour un changement
L?accouchement a été difficile : quatre mois après son installation, le gouvernement a procédé à une vingtaine de nominations à la tête de certains organismes.
D?abord le Board of Investment (BoI) : les milieux des affaires ne cachent pas leur satisfaction des nominations de Maurice Lam et de Raju Jaddoo, respectivement président et directeur général. Economiste de formation et consultant exerçant à Singapour, les compétences du Mauricien Maurice Lam dépassent les frontières de la ville-État. L?expert-comptable Raju Jaddoo, lui, est partenaire chez De Chazal Du Mée. Longtemps pressenti pour être candidat travailliste au N° 18 (Belle-Rose-Quatre-Bornes), Neeta Deerpalsing devait lui être préférée.
Dan Bhima, ancien ministre délégué lors du précédent gouvernement rouge, est le nouvel homme fort de la Cargo Handling Corporation. Connu tant pour sa rigueur que son sens du dialogue, Dan Bhima devrait rapidement relancer l?organisme, secoué peu avant les élections générales par des promotions jugées exagérées.
De son côté, Trilock Dwarka se retrouve à la présidence de l?Information & Communication Technologies Authority (Icta), alors qu?il était annoncé à l?Independent Broadcasting Authority.
Inconnu du grand public, mais travailleur social populaire dans le Sud, Mario Legrand est le nouveau président du Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups.
Retour de l?ancien responsable de la défunte Policy Unit du précédent gouvernement travailliste, Milan Meetarbhan, comme Chief Executive Officier de la Financial Services Commission. Saïd Laulloo, ancien haut fonctionnaire, a été nommé à la présidence.
Deux organismes sont dorénavant présidés par des proches du PMXD : la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) et le Termination of Contracts Service Board ont pour numéro un respectif, Robert Desvaux et Nanda Kistnen.
<B>Pas de femmes</B>
Parmi les autres personnes nommées aux différents postes, les milieux proches du Premier ministre soulignent que la plupart d?entre elles ne viennent pas du sérail rouge, mais qu?elles ont été choisies pour leurs compétences.
Ce qu?a contesté, lors d?une rencontre avec la presse, hier, le leader de l?opposition. Paul Bérenger s?est dit « choqué » par ces nominations, qu?il a qualifiées de « politiques de bas étage ».
Le Conseil des ministres a également annoncé la nomination du juge Bushan Domah au poste de directeur de la Commission indépendante contre la corruption (Icac). Mais, selon certaines sources proches du juge, ce dernier attend de finaliser certains aspects de ses conditions de travail avant de signer.
Fait notable : l?absence de tout élément féminin à la présidence des corps parapublics dans la liste de jeudi dernier. Cela étonne d?autant plus qu?avant et durant la campagne électorale, Navin Ramgoolam avait affirmé à maintes reprises qu?il allait donner aux femmes la place qui leur revient au sein de la société. Force est de constater, au vu des récentes nominations, qu?elles ne sont pas, une fois de plus, prioritaires.
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