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De nouvelles lois à la rentrée parlementaire
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De nouvelles lois à la rentrée parlementaire
«Nous avons donné du temps aux différents acteurs du mon-de du travail. Nous avons eu des discussions franches et directes avec tous les stakeholders ainsi qu?avec l?International Labour Organisation (ILO). L?Employment Relations Bill et l?Employ-ment Rights Bill seront présentés à la rentrée parlementaire. J?attends que les syndicats se montrent responsables », a déclaré Vasant Bunwaree, le ministre du Travail, lors de sa conférence de presse hier.
Et il a voulu remettre les pendules à l?heure, surtout sur le droit de grève. Après des discussions engagées avec l?ILO, cette organisation internationale aurait soumis ses observations sur dix-huit points.
Ainsi, l?insistance des syndicats afin que le droit de grève soit inscrit dans la Consti-tution fait encore débat. Si le gouvernement n?est pas a priori opposé à cela, le ministre nuance ses propos en prenant pour exemple la France et l?Italie. Dans ces deux pays, le droit de grève est inclusif de la loi industrielle en vigueur. Ainsi, selon Vasant Bunwaree, l?ILO aurait insisté, tout comme les syndicats pour que le droit de grève soit inscrit dans la Constitution, comme en Irlande.
Mais selon le ministre du Travail, si les nouvelles lois n?ont pas encore force de loi, cela serait dû aux délais demandés par les syndicats. Entre-temps, cela freine l?arrivée des investisseurs à cause du retard dans la mise en ouvre de la nouvelle politique industrielle.
Revenant sur les représentations faites par le monde syndical par rapport à l?Em-ployment Relations Bill et l?Employment Rights Bill, le ministre se dit déçu des propositions des syndicats. Il s?est toutefois dit satisfait des propositions des ONG. Le ministre a aussi tenu à apporter des précisions sur les heures de travail. Ainsi, une journée sera de huit heures et aucun employé ne sera requis pour travailler plus de 12 heures.
Le ministre du Travail a aussi parlé des avancées sur le plan des relations industrielles, plus particulièrement pour le Collective Agreement, les accords entre les syndicats et le patronat. Sa durée sera ramenée de 36 à 24 mois. D?autre part, le pouvoir discrétionnaire du ministre du Tra-vail et des relations industrielles, à été en-levé plus spécifiquement en ce qu?il s?agit des nominations au sein des institutions telles que l?Industrial Relations Commission, le Permanent Arbitration Tribunal et le National Remuneration Board.
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