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Débats prolongés sur la nouvelle loi du travail
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Débats prolongés sur la nouvelle loi du travail
L? Employment and labour Relations Bill (ELRB) sera revu. Ainsi en a décidé, hier, le Conseil des ministres. Le cabinet a en effet considéré les nombreuses réserves de la Mauritius Employers Federation (MEF) et des syndicats devant ce projet de loi qui vise à remplacer l?Industrial Relations Act (IRA) de 1973. Il en sera donc question à la prochaine session parlementaire. Parallèlement, les syndicats se sont réunis à Flic-en-Flac pour pouvoir présenter en bloc leurs revendications.
Et les déclarations des leaders syndicaux ne se sont pas fait attendre. Réagissant à ce renvoi, Toolsiraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), déclare hier à l?hôtel Manissa à Flic-en-Flac qu?il est «clair que le gouvernement a voulu introduire ce projet de loi à la va-vite.» Pour lui le bon sens a finalement prévalu. «Il fallait organiser un plus grand débat autour de ce projet de loi avant de l?introduire au Parlement», déclare le président de la FSSC.
La plate-forme syndicale réunie compte présenter ses revendications au Premier ministre, Paul Bérenger, lundi prochain. Elle s?est efforcée hier de trouver une position commune avant cette rencontre en accueillant les points de vue des uns et des autres.
Pour Reaz Chuttoo, de la Federation of Progressive Unions (FPU), le nouveau projet de loi fait le jeu du patronat. Car il ne serait plus possible d?organiser une grève en signe de solidarité. De plus, dit-il, tout travailleur qui participerait à un mouvement de protestation illégal serait passible d?une amende de Rs 5 000. Reaz Chuttoo trouve inadmissible que selon les disposition du nouveau texte de loi, le ministre du Travail soit habilité à rejeter un Remuneration Order (RO) du National Remuneration Board (NRB). Il s?élève aussi contre le fait que le patronat ne serait plus contraint d?appliquer un RO à la date prescrite.
Clauses positives
Ashok Subron, conseiller technique auprès de la General Workers Federation (GWF), considère «inacceptable» qu?un employeur puisse être autorisé à négocier un salaire en dessous de ce que prescrirait un RO. Selon lui, une telle pratique ouvrirait la voie à des abus. Le conseiller technique de la GWF reconnaît que le nouveau projet de loi comporte des clauses positives comme la suppression des sanctions d?emprisonnement et de licenciement en cas de grève illégale. Mais il s?insurge contre la disposition rendant passible d?une amende de Rs 125 000 tout incitateur d?une grève illégale. Rashid Imrith, vice-président de la FSSC, dit regretter que rien n?ait changé par rapport à l?interdiction aux fonctionnaires de contester le rapport du Pay Research Bureau .«La grève est un droit. Je ne vois pas l?utilité d?effectuer un vote par le biais d?un secret ballot pour organiser une grève», ajoute-t-il.
Son avis est partagé par Deepak Benydin, président de la Fédération syndicale des corps constitués (FSCC).
Auguste Follet, président de la Federation of Free Workers, s?élève lui contre le fait que l?opposition n?a pas encore pris position sur le nouveau projet de loi.
A ce sujet, une rencontre prévue pour lundi avec le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, tient toujours. Le sujet principal de cette rencontre sera l?introduction du droit de grève dans la Constitution.
Intervenant à son tour dans la plate-forme syndicale, Yousouf Sooklall, président de la Free Democratic Union Federation (FDUC) met en garde contre le terme «privileged information» dans le processus de négociation collective. L?employeur peut en effet utiliser cette clause pour ne pas dévoiler certaines informations aux syndicalistes lors d?une négociation?
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