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Corruption : neuf mois de prison pour un sergent

21 février 2008, 00:00

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Corruption : neuf mois de prison pour un sergent

Pour avoir pris un pot-de-vin de Rs 11 000 pour l?octroi d?un permis de conduire, le sergent Balkrishna Hamtohul a été condamné hier à neuf mois de prison par la cour intermédiaire. L?officier avait été interpellé par les limiers de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Cet habitant d?Ecroignard, Flacq, âgé de 42 ans, a été trouvé coupable d?avoir pris des pots-de-vin d?un nommé Ravindradev Pakiri contre la promesse d?un permis de conduire. L?officier a donné avis d?appel. Il est défendu par Me Navin Ramchurn.

L?accusation, représentée par Me Kaushik Goburdhun, a soutenu qu?en octobre 2006, le policier aurait empoché Rs 1 000 en faisant croire à sa victime qu?elle allait obtenir un permis de conduire provisoire. Puis, il lui aurait réclamé Rs 5 000, prétextant qu?il devait corrompre d?autres policiers du poste de police aux Line Barracks. Un montant payé en novembre 2006. Un mois plus tard, le suspect aurait encore demandé Rs 5 000 pour un permis en règle.

Au cours du procès intenté au sergent Balkrishna Hamtohul pour «public official taking gratification», le chef inspecteur Ramphul a expliqué que la seule institution habilitée à remettre les permis de conduire est la licensing section qui se trouve aux Casernes centrales. Le témoin a soutenu que l?accusé ne faisait pas partie de ce département au moment des faits. Il a précisé que, selon la procédure, le demandeur doit remplir un formulaire en disposant de sa carte d?identité et une date sera ensuite fixée pour un examen oral. Pour ce type de permis provisoire, il n?y a aucun frais à payer.

Le plaignant, Ravindradev Pakiri, un menuisier, avait été convoqué pour un examen oral mais avait échoué à ce test. Deux de ses amis l?auraient alors informé qu?ils connaissaient un policier qui pourrait lui faire avoir un permis de conduire provisoire. Un premier rendez-vous dans un bar est fixé. Le policier lui réclame de l?argent. En guise de preuve, des SMS envoyés par le policier ont aussi été présentés : «Trace 2k la demain bane la pe mort pou sa» ; «Fine dire trasse trois mille demain?», en sont des extraits.

L?accusé a, pour sa part, nié les accusations portées contre lui. Il soutient que l?argent lui avait été remis en vertu d?un prêt avec la victime.

Son témoignage n?a pas convaincu la cour. La magistrate Jane Lau Yuk Poon a noté que l?accusé a admis certains faits dont les SMS qu?il a envoyés et qui sont incriminants. Il a aussi concédé qu?il avait en sa possession la carte d?identité de Ravindradev Pakiri. La magistrate est d?avis que le délit ne peut être puni par des travaux communautaires et qu?un signal fort doit être envoyé aux policiers qui seraient tentés de prendre des pots-de-vin.

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