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Constitution : une version finale devrait être adoptée en Irak

26 août 2005, 00:00

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Le porte-parole du gouvernement irakien a assuré hier qu?une version définitive de la constitution serait adoptée en fin de journée, malgré les dissensions et affrontements entre chiites que suscite ce texte.

Un négociateur sunnite a cependant fait savoir que les trois jours supplémentaires octroyés depuis la présentation d?une première version, lundi, n?avaient pas permis de résoudre les désaccords sur la place de l?islam et la forme de l?Etat. ?Si cette constitution continue à inclure le fédéralisme, il faudra la mettre à la poubelle et tout recommencer?, a déclaré Hussein Al Falloudja menaçant d?attaquer le texte devant une cour fédérale si les députés chiites et kurdes l?adoptaient quand même.

De sanglants affrontements ont opposé dans la nuit des partisans de l?imam radical chiite Moktada Sadr à la police et à des milices rivales. Un porte-parole de Sadr a brandi la menace d?un ?appel général aux armes?, alors que les dirigeants sunnites mobilisent leurs partisans en vue du référendum prévu le 15 octobre sur la constitution.

Un bureau de Sadr a été attaqué à Nadjaf. Cette attaque a été suivie, à la nuit tombée, d?autres heurts dans cette ville sainte chiite et dans trois quartiers chiites de Bagdad et dans des villes du Sud chiite.

Huit personnes auraient été tuées dans le bureau de Nadjaf. Un porte-parole de Sadr a imputé l?attaque au gouverneur de Nadjaf, membre du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (CSRII, chiite). Le chef du mouvement Badr, branche armée du CSRII, a démenti toute implication.

Des informations font état de violences dans des bureaux politiques chiites à Amara, Bassorah, Nassiriya, Samaoua et Diouaniya où, selon une source policière, une patrouille militaire polonaise a été attaquée.

Le Premier ministre Ibrahim Djaafari, membre de la formation chiite Daoua, est intervenu inopinément à la télévision pour lancer un appel au calme et promettre une enquête.

Alastair MACDONALD

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