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Conflits en haut lieu à l?université de Maurice
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Conflits en haut lieu à l?université de Maurice
Ce n?est apparemment pas la grande entente entre les dirigeants de l?université de Maurice (UoM) en ce moment. A tel point que des réunions de médiation devraient être organisées prochainement pour essayer de décanter la situation?
«Il y a effectivement une atmosphère malsaine depuis un moment. Il y a un problème de manque de dialogue et de confiance entre les membres de la direction et avec le corps enseignant», confie un membre du conseil d?administration de l?université de Maurice. Selon ce dernier, cette situation inquiéterait le conseil d?administration et en plus haut lieu. Certains estiment en effet que ces problèmes gênent la bonne marche de la principale institution d?enseignement supérieur du pays.
Approché par l?express pour un commentaire, Soodursun Jugessur, président du conseil d?administration, n?a pas souhaité s?étendre sur le sujet, mais il a confirmé que des réunions devraient bientôt avoir lieu.
Un des derniers conflits en date concernerait le vice-chancelier, Indur Fagonee, et Sunil Rughooputh, qui occupe le fauteuil de Pro vice-chancelier. Ce dernier n?aurait pas du tout apprécié une décision de son supérieur de transférer le Centre de recherche et de consultation vers le UoM Trust, une entité privée créée l?année dernière par l?UoM pour gérer des institutions privées. Il faut savoir que c?est Sunil Rughooputh qui dirige le Centre de recherche et de consultation.
<B>Revenus triplés</B>
Cette décision aurait été prise en dépit du fait que depuis que le centre a été pris en main par Sunil Rughooputh, il y a eu un bond au niveau de ces activités. Le centre a, en effet, triplé ses revenus et a rapporté Rs 23 millions à l?université pour l?année financière écoulée. Des millions dont l?université a énormément besoin vu son état financier.
Après les protestations énergiques de Sunil Rughooputh, le transfert a été gelé. «La demande de shifter le centre vers l?UoM Trust a été mise en attente en attendant des développements ultérieurs», confirme Sunil Rughooputh. Indur Fagoonee était pour sa part injoignable pour des commentaires étant donné qu?il était absent du pays.
Mais ce problème n?en est qu?un parmi tant d?autres. «Des clans se sont formés. Des lobbies se font. On a l?impression que certaines personnes sont protégées alors que pour d?autres c?est tout le contraire», confie une personne influente au campus. On reproche également à certains de ne pas être assez à l?écoute. «Il y a des gens qui émettent des idées qui ne plaisent pas à d?autres. Et parfois ça finit mal, avec des gens qui quittent brutalement des réunions. Le dialogue est impératif, mais dans les conditions actuelles, c?est difficile», dit encore notre membre du conseil d?administration.
Sunil Rughooptuh, qui assume les fonctions de vice-Chancelier de l?université de Maurice en l?absence d?Indur Fagoonee, préfère pour sa part voir les choses autrement. Et il donne une réponse plutôt emblématique. «Un échange sain d?idées reflète un esprit indépendant toujours reconnu par ses pairs. Nous nous réjouissons de la liberté académique.» Sur la situation de tensions qui prévaut à l?université, il déclare que «ce qui peut être perçu comme conflictuel peut aussi être vu comme un échange conflictuel pour l?amélioration de l?organisation».
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