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Concert El Diablo met le feu

6 février 2004, 20:00

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Rastamen, hommes en costume, adolescents? tous les styles y étaient !«Ki manière?Tout correk ! », s?exclame le public en délire. Mercredi soir, au Conservatoire Francois Mitterrand à Quatre-Bornes, des dizaines de passionnés du maloya, expression chantée et dansée par les esclaves, s?étaient réunis pour un concert donné par le groupe réunionnais El Diablo.

Sautillant sur des notes endiablées, David Payet, 32 ans, chanteur principal du groupe déclare : «Nous voulons seulement voulu faire passer des émotions au public». Les six membres du groupe étaient tous en transe, et le public mauricien, conquis par ce style nouveau, était médusé. Djembés, tom-bass, piker, congas, et bien d?autres ont laissé place à la ravanne typique des concerts auxquels le public mauricien est habitué. «Cette première rencontre avec le public mauricien s?est très passée. A la Réunion, le public a encore du mal à capter notre style de musique parce qu?il n?est pas commercial.».

«Chantons pour la fête de la liberté !», s?écrie l?un des membres. Le gros désavantage a été de ne pas saisir tous les sens des paroles des chansons interprétées ? en créole réunionnais ? mais tous vibraient sur les airs chauds de «nou ti la terre».

El Diablo a mis le cap sur Madagascar pour une tournée de l?océan Indien. En avril ils seront à Istanbul, en Turquie, et c?est pour eux, «un défi»! S?ils ont commencé à «tapper » sur des boîtes en conserve pour obtenir des sons différents, aujourd?hui ils « tapent » sur des instruments historiques non seulement pour rendre hommage à leurs ancêtres esclaves, mais surtout pour rendre hommage à une liberté gagnée. Donc, « Maon ! Maon ! Allo misik! ».

T.H.

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