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Commonwealth : On y est, on y reste
Fini le froid entre Port-Louis et Londres qui s?était installé à la suite de la tergiversation anglaise autour du dossier Chagos. Pas question non plus de remettre en cause notre appartenance au Commonwealth à cause de ce désaccord.
Lors de sa première rencontre avec le corps diplomatique, jeudi, Madun Dulloo, le ministre des Affaires étrangères, a insisté sur notre souveraineté sur l?archipel des Chagos et souhaité que le différend puisse être réglé par des discussions bilatérales. « I would propose that we come to an understanding with Britain to ring-fence the Chagos Archipelago question? We hope that the issue be resolved through bilateral discussions. »
Le gouvernement précédent avait envisagé l?éventualité de quitter le Commonwealth pour pouvoir rechercher un avis sur la question auprès de la Cour internationale de justice, à La Haye. Le projet fut ensuite abandonné. « I would like to reiterate the unswerving commitment of the Government in relation to our belonging to the Commonwealth. »
Le gouvernement comptait aussi solliciter l?appui de l?Onu pour que la question soit portée devant son Assemblée générale. À écouter Madun Dulloo, on serait tenté de croire que le recours à l?Onu serait écarté et qu?à la place, Port-Louis compte discuter de la question directement avec la Grande-Bretagne.
Le gouvernement entend suivre la même procédure en ce qui concerne le cas de Tromelin. « This Government hopes to engage into meaningful and constructive discussion with the French Government for a settlement of the Tromelin issue. »
Durant la dernière campagne électorale, l?Alliance sociale avait accusé le gouvernement MSM-MMM d?avoir ébréché l?amitié qui nous lie à certains de nos partenaires traditionnels.
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