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Commerce, santé? et foot au centre des débats de la SADC

17 août 2006, 00:00

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Premières mises en jambes? pour la SADC en vue de la Coupe du monde 2010. Les chefs d?Etat et de gouvernement de la Southern African Development Community (SADC) se réunissent aujourd?hui à Maseru, au Lesotho.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, représente le pays, à cette rencontre au sommet, où on débattra, entre autres, du HIV-sida, de la grippe aviaire, de la sécurité alimentaire, de la Coupe du monde de football 2010, et du protocole commercial de la SADC. La réunion prend fin demain.

Un sujet peu coutumier devant les dirigeants de la SADC : la Coupe du monde qui aura lieu en Afrique du Sud dans quatre ans. C?est la première fois qu?un événement sportif d?une telle envergure se tient sur le continent africain.

Démarrer une union monétaire

La SADC, dont fait partie le pays hôte, y voit de grandes opportunités. ?Nous voulons que la Coupe du monde profite à l?ensemble de la région SADC, et non pas à quelques pays seulement. Nous devons faire de sorte que les retombées de cet événement rejaillissent sur plusieurs pays dont Maurice. La Coupe du monde va générer beaucoup d?activités touristiques et commerciales, entre autres?, indique Asad Bhuglah, directeur de la Trade Policy Unit au ministère du Commerce international.

A ce rythme, beaucoup de pays membres auront des difficultés à atteindre les objectifs du ?Millennium development goal? qui vise une réduction de 50 % de la pauvreté dans les pays en développement.

Les présidents et premiers ministres examineront le progrès accompli dans la mise en ?uvre du Protocole commercial de la SADC. La feuille de route traçant les différentes étapes de ce vaste projet est énoncée dans le Regional Indicative Strategic Plan (RISP)

Selon le calendrier établi, la SADC mettra en place une zone de libre-échange en 2008, une union douanière en 2010 et un marché commun en 2015. Mais le dossier de l?intégration économique concerne d?autres aspects que le commerce. La SADC devra démarrer une union monétaire à partir de 2016, selon le RISP.

Les chefs d?Etat et de gouvernement prendront connaissance des problèmes ayant trait au Protocole commercial. ?Une récente étude du protocole avait trouvé que les règles d?origine sont trop contraignantes pour que les pays membres puissent bénéficier pleinement de l?ouverture des marchés?, affirme Asad Bhuglah.

L?autre difficulté à prévoir concerne le fait que plusieurs pays membres appartiennent aussi à d?autres blocs régionaux tel le Common market of the eastern and southern Africa (Comesa).

La SADC et le Comesa ont tous deux des projets d?union douanière, dont un des axes essentiels est d?appliquer des tarifs externes communs à toutes les importations des pays tiers. Un pays qui appartient aux deux organisations pourraient se voir dans l?obligation d?appliquer deux différents tarifs douaniers pour le même produit.

Le bloc régional n?est pas insensible aux risques d?explosion des maladies. Les gouvernements des pays de la SADC se penchent sur les moyens à mettre en place pour pouvoir faire face à la grippe aviaire si jamais l?épizootie fait éruption dans la région. Plusieurs pays de la SADC font déjà face à plusieurs épidémies dont la malaria. La région est également très affectée par la pandémie HIV-sida.

Conditions sociales précaires

Ces questions sur la santé publique retiendront une grande attention des chefs d?Etat et de gouvernement ces deux jours.

Les 14 pays de la SADC comptent 230 millions d?habitants. La moitié vit en dessous du seuil de pauvreté. Ces conditions sociales précaires sont, du reste, exacerbées par les pandémies et autres épidémies. Les ressources financières et autres mobilisées par ces maladies finissent par entraver les efforts entrepris par les différents gouvernements pour réduire la pauvreté et investir dans le développement humain de leur population.

A ce rythme, beaucoup de pays membres auront des difficultés à atteindre les objectifs du Millennium development goal qui vise une réduction de 50 % de la pauvreté dans les pays en développement.

Le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, a lui participé aux travaux du Conseil des ministres de la SADC qui se sont déroulés hier et avant-hier en prélude à la réunion au sommet. Auparavant, les hauts officiels des gouvernements s?étaient réunis dans la capitale du Lésotho du 11 au 14 août.

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