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Post-Mondiaux sur route au Canada

Kimberley Le Court-Pienaar : «Il arrive un moment où il faut simplement accepter ce qui s’est passé»

1 octobre 2026, 11:50

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Kimberley Le Court-Pienaar : «Il arrive un moment où il faut simplement accepter ce qui s’est passé»

Le scénario qu’elle espérait ne s’est pas concrétisé, mais Kimberley Le Court-Pienaar préfère tourner la page et se focaliser sur l’avenir.

Le rendez-vous qu’elle avait imaginé depuis si longtemps ne s’est pas déroulé comme elle l’espérait. Kimberley Le Court-Pienaar a vécu une journée particulièrement frustrante lors de la course en ligne élite femmes des Championnats du monde de Montréal, où une chute collective à 95 km de l’arrivée et un problème mécanique ont compromis ses ambitions.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux après l’épreuve, la Mauricienne est revenue sur cette course qu’elle voulait comme l’aboutissement de plusieurs mois de travail, de sacrifices et de moments difficiles. «Le jour où tout était censé s’aligner», écrit-elle, avant de constater que, une fois encore, le scénario espéré ne s’est pas concrétisé. «Il arrive un moment où il faut simplement accepter ce qui s’est passé», reconnaît-elle avec lucidité.

Le Court-Pienaar a été impliquée dans une importante chute à un peu moins de 100 km de la ligne. En constatant que sa roue arrière était endommagée, elle a dû ensuite s’arrêter afin de la faire remplacer. Un contretemps particulièrement pénalisant puisqu’en raison de son numéro de voiture, le 20, elle a dû patienter davantage avant de pouvoir reprendre la route.

À partir de là, sa course s’est transformée en une longue poursuite. La Mauricienne a tout tenté pour revenir sur le groupe de tête, mais l’écart n’a cessé de subsister. Et contrairement aux principales nations engagées, elle ne pouvait compter sur une coéquipière pour l’épauler dans cette remontée.

«Étant la seule coureuse de l’île Maurice, il n’y avait personne avec qui partager cette bataille», souligne-t-elle. Face à l’impossibilité de combler son retard, Le Court-Pienaar a finalement dû renoncer à ses ambitions de victoire et se contenter de terminer l’épreuve avec le groupe, en sécurité.

Une issue qui lui laisse forcément un goût amer, compte tenu de l’importance qu’elle accordait à ce rendez-vous mondial. Mais sa déception dépasse sa seule personne. La Mauricienne mesure également ce que représentait cette journée pour tous ceux qui l’accompagnent dans son parcours, soit son pays, son continent, son équipe, sa famille, ses amis et l’ensemble de ses supporters.

Parmi ces derniers, les Mauriciens présents le long du parcours à Montréal ont particulièrement marqué la championne. Loin de leur île, ils étaient nombreux à brandir le quadricolore national et à encourager la coureuse. Un soutien qui, malgré la déception sportive, restera longtemps gravé dans sa mémoire.

«Voir notre petite île si loin de chez nous, avec des drapeaux qui flottaient et des gens qui criaient mon nom, était incroyablement spécial», écrit-elle. Le Court-Pienaar regrette seulement de ne pas avoir pu offrir à ce public la journée qu’il avait, comme elle, imaginée.

La Mauricienne a également tenu à saluer Demi Vollering, sacrée championne du monde, ainsi que les deux autres médaillées, Kasia Niewiadoma et Elisa Longo Borghini. Elle a notamment souligné le mérite de Vollering, estimant que la Néerlandaise avait pleinement mérité son maillot arc-en-ciel après avoir «cru, combattu et n’avoir jamais abandonné».

Le podium, composé de trois grandes figures du peloton féminin, constitue également à ses yeux une belle image pour le cyclisme féminin. «Trois femmes incroyables dont tout notre peloton peut être fier de voir représenter notre sport au plus haut niveau», écrit-elle.

Pour Le Court-Pienaar, il reste désormais à tourner la page de cette journée qui aurait dû être celle où tous les sacrifices consentis prendraient enfin un sens. Elle reconnaît qu’avec le recul, «mille choses» auraient peut-être pu être faites différemment. Mais elle estime aussi qu’il faut savoir cesser de refaire la course et accepter ce qui s’est passé. Une manière, déjà, de regarder vers l’avenir !

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