Publicité
Combat perpétuel…
Des champions du monde, Maurice n’en compte que trois. Le dernier en date à avoir fait son entrée par la grande porte de ce cercle de privilégiés, c’est le kick-boxeur Fabrice Baulock. Il a obtenu son Graal, dimanche dernier, en Italie.
Avant lui, il y a eu le karatéka David Li Yuen Fong. À 24 ans, David était devenu le premier champion du monde mauricien de l’histoire. Cette performance avait été réalisée à Perth, en Australie, en décembre 2001. Il fut imité, cinq mois plus tard, à Loverval, en Belgique, par Mario Bienvenu. C’est cependant dans la boxe française savate assaut que ce dernier s’illustra.
Avec ces trois titres suprêmes et neuf autres médailles sur l’échiquier mondial, les sports de combat sont la poule aux oeufs d’or. D’aucuns diront qu’un champion du monde de boxe française ou de kick, qui sont des disciplines non-olympiques, n’est pas comparable à un champion du monde d’athlétisme… mais toujours est-il qu’un champion du monde est un champion du monde. Point. “Some cannot be more equal” !
Pourtant, les sports de combats, surtout non-olympiques, restent peu populaires voire marginalisés, dans le giron sportif et auprès du grand public.
Hormi les pratiquants de judo et de boxe anglaise, ceux de boxe française, de kick-boxing, de karaté ou de tae-kwon-do ne perçoivent aucune allocation mensuelle. Ne parlons même pas du budget de leur fédération respective, qui est minime. Seule la passion les pousse vers l’effort et la réussite.
Alors qu’attendons-nous pour accorder à ces disciplines et ces sportits les mérites qui leur sont dus ? Des preuves de compétences, ils nous l’ont déjà fournies. Faut-il encore qu’on y prête attention !
Publicité
Publicité
Les plus récents