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Cinq amendements de la Constitution pour commencer
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Cinq amendements de la Constitution pour commencer
Début juillet 1982, le nouveau gouvernement MMM-PSM inscrit, à l?agenda de notre Assemblée législative, cinq amendements constitutionnels, visant principalement à mieux garantir la structure démocratique de la société mauricienne.
Il s?agit principalement 1. de rétablir les élections partielles, 2. de procéder par référendum national, touchant l?organisation d?élections législatives tous les cinq ans, référendum devant être approuvé à l?unanimité par notre Assemblée législative, 3. d?établir UN poste de vice-Premier ministre (et non pas quatre), 4. d?abolir les postes de secrétaire parlementaire (sans les remplacer pour autant par des super députés, responsables du développement d?une ou de plusieurs circonscriptions) et 5. faire provision pour mettre fin au contrat de travail, à n?importe quel moment après les élections législatives
(i) des principaux représentants de Maurice à l?étranger, (ii) des conseillers spéciaux, (iii) des membres des Service Commissions (PSC, LGSC), des nominations faites par un ministre sortant ou sur son conseil ou après consultation avec lui, sous une loi autre que la Constitution de Maurice, sans indemnisation autre que celle prescrite.
Le Conseil des ministres examine ces amendements constitutionnels, le jeudi 1er juillet 1982, ainsi qu?un amendement au Labour Act.
La nouvelle loi prévoit qu?aucun gouvernement ne pourra conclure des contrats allant au-delà de son mandat ou avant même s?il démissionne auparavant. Cela signifie que tout nominé politique doit se démettre des fonctions, auxquelles il est désigné, soit à la fin du mandat du gouvernement qui le nomme, soit auparavant si ce dernier soumet prématurément sa démission. Cela vaut pour les ambassadeurs et les directeurs de corps parapublics, s?ils ne sont pas des fonctionnaires de carrière.
La convivialité, existant après le 11 juin 1982, entre le Premier ministre sortant, Sir Seewoosagur Ramgoolam, et son successeur à la tête du pays, Anerood Jugnauth, et bon nombre de ses proches collaborateurs, invite plus d?un observateur à penser à une nouvelle probabilité que le MMM-PSM aille de l?avant avec le projet de faire du leader du Parti travailliste le premier président d?une éventuelle République de Maurice. Des propos, que lui attribue un journaliste indien, M.D.V. Desai du Press Trust of India, viennent enlever tout doute à ce sujet. Selon ce journaliste, le nouveau Premier ministre de Maurice estime que le Parti travailliste de SSR s?est embourbé dans une stratégie électorale raciste qui aurait pu provoquer une effusion de sang. Dans de telles conditions, la question de lui offrir la présidence d?une éventuelle République de Maurice ne se pose plus. Si elle ne se pose plus en juillet 1982, elle se posera, avec une probabilité accrue, un an plus tard, au point d?obtenir une réponse presque positive. Sir Seewoosagur Ramgoolam ne sera pas le premier président de la République de Maurice, mais bien, en décembre 1983, le troisième gouverneur général de Maurice d?origine mauricienne, après ses amis, Sir Raman Osman et Sir Dayendranath Burrenchobay.
L?offre présidentielle n?est donc plus valide depuis l?épisode des faux documents libyens. Elle fut faite antérieurement parce que Jugnauth savait que Ramgoolam perdrait les élections du 11 juin 1982. Ce dernier accepte l?offre présidentielle mais des ténors travaillistes la jugent irrecevable et font pression sur leur leader pour qu?il fasse savoir à son corps défendant, qu?une éventuelle présidence de la République de Maurice ne l?intéresse plus.
Il est bon de savoir que SSR a plus d?une fois antérieurement exprimé son allergie à l?égard de tout projet de République de Maurice, car, disait-il, République signifie aussi coup d?Etat, pour ne rien dire de la peine infligée à ses good old friends de Londres. C?est d?ailleurs pour cette raison que Maurice doit être, avec le Costa-Rica, le seul pays au monde à ne pas avoir d?armée. Même le Vatican dispose d?une garde qui, pour ne pas être prétorienne, n?en est pas moins pontificale et haute en couleurs michelangélesques.
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