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?C?est le métier de la BAI d?acheter et de vendre des compagnies?

9 mai 2006, 00:00

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● Vous avez lancé une campagne de marketing pour vendre le ?Provident Real Estates Fund? (PREF). Quel a été l?accueil des investisseurs ?

Il est difficile de se prononcer à ce stade, mais l?intérêt démontré a été très enthousiaste. Nous avons reçu de nombreux appels et nos carnets de rendez-vous pour rencontrer les clients sont bien remplis. Nous ne sommes qu?à mi-chemin de notre campagne et je suis sûr que le meilleur reste à venir.

● Êtes-vous en mesure d?estimer le montant des fonds que vous allez lever avec cette première campagne ?

Cette information sera sans doute disponible dans notre prochain bilan semestriel. Mais nous espérons lever le plus d?argent possible. Nous voyons des clients qui veulent investir Rs 250 000 et d?autres plus d?un million.

● Quelle est la composition de votre clientèle potentielle ?

Ce sont surtout des individus. Les investisseurs institutionnels ont une panoplie de choix d?investissements car ce sont des professionnels, contrairement aux individus qui ne sont pas très au courant des produits d?investissement disponibles. Les assurances et les fonds de pension ont l?habitude d?investir une partie de leur portefeuille dans l?immobilier. Nous avons déjà ce genre d?investisseurs institutionnels dans notre portefeuille-clients et nous allons évidemment les voir.

● Le PREF a-t-il déjà identifié des cibles dans lesquelles il compte investir avec les ressources qui seront levées ?

Nous n?avons pas de cibles spécifiques. Ce que nous espérons, c?est pouvoir lever le plus de capitaux possibles. Ce qui nous ouvrira à davantage d?opportunités et de possibilités de diversification. Une des possibilités serait de racheter les immeubles de la British American Investment (BAI) dont le PREF est une filiale. C?est notre comité d?investissement qui décidera. Un des principaux critères de décision est le taux de rendement. Pour un fonds d?investissement immobilier, la location et les loyers représentent une importante source de revenus.

Des sociétés sont attachées à des propriétés immobilières alors que ce n?est pas leur métier. Elles peuvent les vendre et les louer en retour.

● La BAI s?intéresse à racheter la First City Bank?

L?activité bancaire est, à la base même, intéressante pour nous. Quant à la First City Bank, il y a encore de nombreuses étapes à franchir. Nous devons analyser la situation de la banque avant de décider en nous fondant sur les faits que nous découvrirons dans le cadre de notre exercice de due diligence. La First City Bank devra, elle aussi, analyser les offres qui lui seront faites et les autorités de régulation auront leur mot à dire.

● Une banque est intéressante comme source de financement bon marché pour vos activités d?investissement et d?acquisition?

La régulation bancaire est très stricte sur ce qu?une banque peut faire en termes d?investissement. Je pense qu?il faut voir notre intérêt pour l?acquisition d?une banque davantage comme un moyen de compléter notre gamme de services financiers. Avoir une banque nous permettrait d?offrir ces services dans le cadre d?une licence bancaire.

Nous pourrions utiliser une banque pour financer nos opérations d?investissement aussi longtemps que cela tient la route financièrement. Mais d?habitude, l?importance de nos acquisitions nécessite des sources financières variées.

● Peut-on dire que l?achat de Courts est en partie motivé par le fait que cette entreprise est surtout une institution financière qui vend du crédit et qui représente donc une source de cash-flow ?

Il y a une synergie entre l?aspect financier et l?aspect non financier. Courts possède une chaîne de magasins, une importante base de clients et aussi un aspect financier intéressant. On achète une société pour sa valeur et pour la perspective des revenus qu?elle peut générer. La synergie avec nos autres lignes d?activités est aussi un élément clé. Nous apportons à Courts des opportunités qu?elle n?avait pas en étant seule.

● Des analystes pensent que Rs 350 millions, c?était cher payé pour Iframac ?

C?est la première fois que j?entends cela. Nous avons nous aussi nos experts et la décision a été prise après une analyse rigoureuse.

● Que pensez-vous du niveau d?endettement de la BAI ?

C?est plus du ressort du conseil d?administration que du mien. Tout ce que je peux vous dire, c?est que notre conseil d?administration est évidemment très prudent sur ces questions. Le board a une vision sur les trois à cinq prochaines années. Peut-être que vues de l?extérieur, les choses peuvent paraître différentes. Nous sommes une compagnie d?investissement. C?est notre métier d?acheter des compagnies et même de les vendre éventuellement.

Propos recueillis par Stéphane SAMINADEN

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