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Ce n’est plus un rêve !

18 juillet 2005, 00:00

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C’était la course la plus attendue de cette journée de samedi au stade Maryse-Justin à Réduit, et c’est Fabrice Coiffic, 20 ans, qui s’impose sur la distance reine. Il réalise du coup son rêve en décrochant son premier titre de champion national toutes catégories.

En l’absence de Stéphan Buckland – qui s’est toujours fait un devoir d’être présent aux Championnats nationaux et qui poursuit sa préparation en Europe en vue des Mondiaux d’Helsinki – cela faisait des années que la finale du 100 mètres ne s’était pas retrouvée aussi ouverte.

Les purs-sangs, à l’image de Fabrice Coiffic, Henrico Louis ou encore Yannick Momplé, trop souvent dans l’ombre de Stéphan Buckland, ont enfin eu leur heure de gloire, samedi sur la piste du stade Maryse-Justin à Reduit.

Nos jeunes sprinters, ceux qui représentent l’avenir de cette spécialité chez nous, en rêvaient. Accrocher le titre et être proclamé roi de la distance reine.

Depuis quelques jours déjà, un nom revenait sur toutes les lèvres : Fabrice Coiffic. Eternel dauphin de Stéphan Buckland cette saison, il avait enfin la voie libre pour aller chercher, au bout de cet hectomètre, le titre. Toutefois, un obstacle de taille se dressait sur sa route, le redoutable sprinter rodriguais Henrico Louis, champion d’Afrique junior de la distance en 2001.

Compagnons d’entraînement, sous la houlette de l’ancien détenteur du record national de la distance, Barnabé Jolicoeur, l’amitié qui lie ces deux sprinters issus de la même génération, allait s’évaporer en l’espace d’une dizaine de secondes.

Et leur coach, Barnabé Jolicoeur, connaît bien ce désir de victoire sur cette distance aux Championnats nationaux. En effet, après avoir dominé cette distance avec des records nationaux réalisés lors des joutes internationales, ce n’est qu’après plusieurs années, ponctuées à plusieurs reprises du titre de dauphin, qu’il est parvenu à accrocher ce titre de champion de Maurice à son palmarès pourtant bien garni… Et une fois ce titre en poche, il décide de raccrocher ses pointes, le coeur léger.

Voilà toute la dimension émotionnelle que représente un titre de champion national sur la distance reine.

“C’est incroyable”

Samedi, à quelques secondes du départ de ce 100m qui suscitait un vif intérêt de la part de tous ceux présents, Fabrice Coiffic, Henrico Louis et les autres savaient qu’ils étaient peut-être en passe d’écrire l’une des plus belles pages de leur histoire de sportif.

Au bout d’un sprint monstrueux où le coeur était sans conteste le réel moteur de cette démonstration de force et de puissance, c’est Fabrice Coiffic qui franchit la ligne en vainqueur.

Le regard perdu, une émotion palpable s’en dégage immédiatement. C’est fait, le rêve est devenu réalité.

À ses côtés, on lit toute la déception de Henrico Louis. Il a frôlé l’exploit de trois centièmes de seconde avec son chrono de 10.74 contre 10.71 pour Fabrice Coiffic. Yannick Momplé complète, lui, le podium avec une peformance de 11.01.

“C’est incroyable. C’est un rêve qui se réalise. J’y pensais depuis un moment déjà, mais je savais que ce ne serait pas facile d’y parvenir car Henrico est un athlète exceptionnel, toujours très présent dans les grands rendez-vous”, confie Fabrice Coiffic.

“C’est dommage, je voulais autant que lui ce titre, mais il faut un vainqueur et malheureusement ce n’est pas moi”, soupire pour sa part Henrico Louis avant d’ajouter : “Ce sera peut-être pour la prochaine fois…”

Si la performance n’était pas forcément exceptionnelle, il faut dire que ce fut tout de même une course riche en émotions, sans doute engendrées par ce mythe qui entoure le titre de champion de Maurice du 100 mètres.

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