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Ce cancer qui ronge l?athlétisme local?

16 juillet 2007, 00:00

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Depuis quelques semaines déjà, l?athlétisme mauricien connaît un nouveau phénomène, celui du corbeau. Lettre anonyme, déclarations anonymes à la presse? l?athlétisme mauricien passe-t-il actuellement par une période de crise ? À vrai dire, cela n?a rien d?anecdotique, c?est plutôt la continuité d?une crise qui commence à prendre des proportions dangereuses et qui pousse graduellement la discipline au bord du gouffre.

Au sein de l?athlétisme mauricien, une question revient sur toutes les lèvres : Mais qui est cette personne qui a écrit une lettre anonyme et qui se dit être la voix de la majorité ? Qui est cette personne qui fait des déclarations anonymes à la presse ?

Attaquer anonymement les personnes de sa propre famille, ? on parle là de la famille de l?athlétisme local ?, c?est faire preuve d?une grande lâcheté. Incapable de venir faire front et d?affirmer ses opinions, soient-elles bonnes ou mauvaises, le corbeau reste dans l?ombre et détruit ce sport qu?est l?athlétisme. Est-ce vraiment la meilleure façon de défendre ce qu?on aime ? Aime-t-il vraiment l?athlétisme ou est-il là pour d?autres raisons, des raisons suffisamment fortes pour aller jusqu?à détruire ce qu?il convoite ? Comment une personne qui dit vouloir le bien de l?athlétisme peut-elle employer des méthodes aussi lâches et aussi destructrices ?

Celui qui veut vraiment défendre son sport, se bat avec son c?ur, ses tripes et défend ses idées avec une extrême conviction et non à coups de lettres anonymes. Des lettres anonymes qui ternissent l?image de l?athlétisme local.

Franchement, on veut tous connaître cette personne ou ces personnes. On voudrait tous comprendre sa frustration, sa rage, ses motivations. Et puis non, ce serait cautionner ce genre d?action?

Le corbeau de l?athlétisme mauricien n?est, hélas, qu?un exemple. En fait, il existe une véritable cassure au sein de l?athlétisme local. Son mal est profond. C?est loin d?être un mal au niveau technique, au niveau des compétences ou des performances. Le mal de l?athlétisme mauricien trouve son origine dans des conflits de personnalités, qui se manifestent à travers l?excès de susceptibilité qu?on retrouve à chaque coin du stade.

Jalousie, ranc?ur, coup bas sont autant de choses qui alimentent le quotidien de l?athlétisme local. Jamais, on ne verra un travail d?équipe, une entente, tous rivés vers la même direction. Quelque part, on peut se dire que rien n?est encore perdu car ce n?est, heureusement, pas un état général de notre athlétisme. C?est vrai, il y a des hommes qui ont l?avantage d?être honnêtes dans leurs convictions et qui se dévouent pour le bien de la discipline. Mais, le mal progresse à grands pas. On se laisse vite séduire par le côté obscur, n?est-ce pas ?

Hélas, il y en a trop qui ne pensent qu?à leurs propres intérêts? voyages, gloire et j?en passe, sont autant de choses qui motivent cette propension à détruire l?autre. Si les athlètes donnent une belle image de l?athlétisme grâce à leurs exploits dans les diverses échéances régionales, continentales et mondiales, au sein de cette même famille, on parle là des entraîneurs et des dirigeants, il existe malheureusement des conflits de personnalités qui prennent des fois des proportions alarmantes.

?Si ce n?est pas moi qui ai eu l?idée de faire ça, il faut tout faire pour le détruire.? C?est l?école de pensée qui existe et qui est tolérée au sein de l?athlétisme mauricien. Tout est fait pour que l?esprit d?entreprise, d?innovation, soit tué dans l?incubateur. C?est ce cancer qui ronge actuellement la discipline. Et devinez qui paie la note : les athlètes, bien sûr !

2007 a été l?année de tous les excès. Il n?a pas fallu attendre longtemps. Dès le mois de janvier, la première victime de cette répugnante habitude à vouloir détruire a été le Rose-Hill Stars Athletics Club. Ensuite, il y a eu le président du Centre national de formation en athlétisme, Vivian Dinan, Arnaud Casquette et la dernière victime a été Stéphan Buckland.

Entre-temps, il y a, sans doute, eu d?autres cas?

Il est franchement temps de crever l?abcès, de résoudre ces conflits de personnalités, de chasser cette jalousie qui pourrit l?athlétisme. Les représentants de cette famille assistent impuissants à cette situation? À force d?être impuissant devant tout cela, on finit par jeter l?éponge et se barrer. Chers dirigeants et encadreurs de l?athlétisme mauricien, avez-vous seulement songé à ce scénario : et si un jour tous les athlètes décidaient de s?en aller ? N?oubliez pas que des dirigeants, moins bons ou meilleurs, on en trouvera forcément, mais des athlètes, ça prendra quand même un bon bout de temps?

Un comité ad hoc peut facilement être institué en cas de départ des dirigeants, mais si ce sont les athlètes qui partent : verra-t-on des athlètes ad hoc ? Franchement, c?est impossible?

Alors, il est temps de se remettre en question et de regarder enfin dans la même direction pour le bien de l?athlétisme local, et surtout pour sa survie.

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