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Carton rouge pour le travail infantile

15 juin 2006, 00:00

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Plus de 1,3 million d’enfants sont assujettis au travail car beaucoup d’enfants quittent prématurément l’école pour subvenir aux besoins de la famille.

Peu de carton rouge sur le travail des enfants. Ce phénomène social demeure un problème aussi bien au niveau national qu’à l’échelle planétaire.

Ceci, malgré le lancement du programme “Carton rouge sur le travail des enfants” en 2005. Les dernières statistiques datant de 1999 indiquent que “1 377 800 enfants malgaches âgés de 5 à 17 ans sur 4 204 000 sont assujettis au travail”.

C’est ce qui a été annoncé, hier, à l’esplanade d’Analakely pendant la célébration de la journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants placée cette année sous le thème “arrêter le travail des enfants”.

Déscolarisation prématurée</B>

“A l’échelle planétaire, près de 246 millions d’enfants ayant cette tranche d’âge travaillent”, avance-t-on au niveau du Bureau international du travail (BIT). Plus d’un affirment que c’est la pauvreté qui est à l’origine du développement du travail des enfants. Toky, un jeune garçon âgé de 14 ans, un paquet de journaux à la main, confirme cette hypothèse, profitant des embouteillages.

“J’ai dû quitter prématurément l’école à l’âge de sept ans, alors que j’étais en 10ème, pour aider ma mère à subvenir à nos besoins”, se désole-t-il. “Au début, j’ai pu gagner de l’argent par le biais de petits boulots, entre autres laver les voitures, garder des parkings dans la journée, porter les marchandises au marché, vendre des gadgets... Mais comme ces activités ne rapportent pas assez, je suis devenu crieur de journaux”, continue Toky. Les zones urbaines sont les plus touchées par le travail des enfants. “21% des garçons et 14% des filles issus des zones urbaines travaillent à plein temps”, note Emilson Randrianarijaona, inspecteur de travail au ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales. En milieu rural, 18 % des garçons et 9 % des filles assujettis au travail ne sont pas scolarisés. La loi interdit le travail à toute personne âgée de moins de 15 ans. “Celles qui sont âgées de 15 à 18 ans peuvent travailler moyennant certaines conditions définies par l’Inspection du travail”, explique cet inspecteur du travail. Notons que diverses manifestations sont organisées dans le but de sensibiliser le plus grand nombre, notamment les parents, à ne pas faire travailler leurs progénitures qui n’ont pas encore atteint l’âge légal. Parmi ces dernières figure la sensibilisation au niveau de certains quartiers défavorisés de la capitale. Ceci, étant donné que beaucoup d’enfants résidant au niveau de ces fokontany sont astreints à travailler pour subvenir aux besoins de la famille.

<B>Henintsoa ANDRIAMIARISOA</B>

Éducation de base

<B>L’ANGLAIS DANS LE PRIMAIRE SUR LA BONNE VOIE</B>

■ Ainsi, du 12 au 21 juin, une cinquantaine de professeurs d’anglais vont suivre une formation se rapportant à l’utilisation du logiciel éducatif sur la matière et sur le programme national d’études de l’anglais. Depuis 2002, à partir de laquelle la langue anglaise a été introduite dans le programme des écoles primaires, près de 150 écoles, publiques et privées, ont déjà introduit cette matière dans leur programme scolaire.

“Cette formation permet d’acquérir des connaissances sur l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires. Il reste à les appliquer pour le bien des enfants malgaches”, avance Adrien Rakotobe, directeur régional de l’éducation nationale de la région d’Analamanga, tout en remerciant tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce projet. à rappeler que l’ONG Dodwell Trust a offert 40 ordinateurs équipés d’un logiciel spécial pour l’enseignement de l’anglais, dont 12 pour la région d’Analamanga.

“Il n’y a aucun plan pour placer l’anglais comme une langue officielle. Elle reste toujours une langue additionnelle, comme les autres langues étrangères”, précise Noro Nirina Ramilimanitra, coordinateur national du projet “anglais dans le primaire”.

<B>Olivia Velonjanahary</B>

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