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Campagne pour le départ syrien du Liban

5 mars 2005, 00:00

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L?héritier du trône saoudien a déclaré à Assad que «la Syrie [devait] commencer à se retirer rapidement, sans quoi les relations syro-saoudiennes [connaîtraient] des difficultés», selon un responsable saoudien. L?agence officielle syrienne SANA rapporte que leurs discussions «ont porté sur le prochain sommet de la Ligue arabe et la situation au Liban», et souligne que les deux hommes ont adopté des «positions identiques sur ce sujet».

Réunis au Caire pour préparer le sommet du 22 mars à Alger, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe s?en sont, quant à eux, remis à la diplomatie bilatérale, faute d?une position commune. La campagne pour le départ syrien du Liban, conduite par Washington et Paris, qui ont fait voter en septembre 2004 par le Conseil de sécurité de l?ONU une résolution (1559) en ce sens, s?est accentuée récemment après l?assassinat de l?ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Une bonne partie de la rue libanaise impute le meurtre du dirigeant sunnite à Damas, qui dément toute implication.

La Russie a toujours considéré la Syrie comme un pôle de stabilité au Proche-Orient et avait accepté en janvier dernier, lors d?une visite du président Assad à Moscou, d?effacer une grande partie de la dette syrienne à son égard. En outre, le mois suivant, malgré les inquiétudes des Etats-Unis et d?Israël, la Russie a annoncé la vente à la Syrie de missiles sol-air, laissant entendre que d?autres contrats d?armement étaient envisagés entre les deux pays.

A la pression russe est venue d?ajouter celle du chancelier allemand, Gerhard Schröder, qui a profité d?une visite au Yémen pour estimer que le recouvrement de la souveraineté libanaise passait par la «mise en ?uvre des résolutions du Conseil de sécurité réclamant un retrait syrien immédiat».

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