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Camp de vacances pour oiseaux migrateurs
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Camp de vacances pour oiseaux migrateurs
Alors que nous nous plaignons de la chaleur, voilà ce qui justement attire les oiseaux chez nous. Sanctuaire d?oiseaux migrateurs, l?Estuaire de Terre-Rouge accueille les volatiles venant du Canada, d?Europe et d?autres régions du Nord. Délaissant l?hiver rigoureux des pays nordiques, après des kilomètres de vol, ils sont en vacances chez nous.
Pour les voir, il faut longer la berge de la zone humide. Vous les apercevrez soit en solitaire, soit gambadant en groupe, selon les espèces, profitant de la nourriture abondante des lieux. Leurs cris les différencient des gazouillis de moineaux auxquels nous sommes habitués.
Le dépaysement vous le vivrez aussi en regardant autour de vous. La nature verdoyante et l?espace feraient presque oublier qu?on se trouve à 2 km du centre de Port-Louis. La plantation naturelle de Voun, qui agit comme un filtre des eaux usées et polluées, protège la plage où se reposent les oiseaux.
Vue panoramique et riche végétation
La vue est à couper le souffle. Les amoureux de la nature seront gâtés. Vue panoramique de chaînes de montagne, arbres, arbustes, mangrove? Une riche végétation entoure la réserve. La sérénité qui règne au bord de l?eau vous donnera envie de vous ressourcer, en famille ou entre amis. Tout cela au c?ur d?une nature authentique et passionnante.
Les locaux disposent d?un jardin où sont mises en terre des plantes endémiques. Le centre invite à la découverte et propose des informations sur les différentes espèces qui nous rendent visite.
Une grande salle a été aménagée pour la projection de films et pour les conférences. Télescopes et autres matériels sophistiqués sont aussi à la disposition des visiteurs. L?accès est gratuit. L?Estuaire de Terre-Rouge se veut être un lieu de détente et de découverte, de grande qualité paysagère.
N. B.
UNE JOURNEE POUR COMMEMORER LES « WETLANDS »
Le 2 février est la journée commémorative des zones humides, dénomination dérivant du terme anglais wetlands. Ces rivières, forêts humides, estuaires et marécages sont d?importance internationale, car ce sont des habitats pour les oiseaux d?eau.
C?est le 30 septembre 2001 que l?île Maurice a adhéré à la convention relative aux zones humides, la Convention de Ramsar. Ramsar vient du nom de la ville d?Iran où la Convention a été signée le 2 février 1971.
OISEAU MIGRATEUR, COMMENT LE RECONNAIT-ON ?
Voici six espèces d?oiseaux migrateurs les plus communs observables à l?Estuaire de Terre-Rouge :
Bécasseau Cocorli. (Curlew Sandpiper)
Costume élégant brunâtre au-dessus et blanc en-dessous, rencontrez l?habitué des lieux.
Pluvier Argenté (Grey Plover)
Sa couleur argentée attire. Il a un petit bec et est souvent seul.
Chevalier Guignette (Common Sandpiper)
Vous n?oublierez certainement pas son nom. On l?appelle aussi « baise-roche ». Sa particularité : il agite constamment la queue avec des mouvements saccadés.
Le Corbijeau ? (Whimbrel)
Ses cris grinçants lorsqu?il prend son envol le démarquent. Il a un long bec courbé et il est l?un des plus communs de la zone humide.
Tourne-Pierres (Ruddy Turnstone)
Petit avec des pattes de couleurs orange, vous le repérerez très vite. Son nom est assez équivoque, il retourne les pierres pour chercher sa nourriture.
Gasse (Little green heron)
Il peut rester immobile pendant des heures. Il est perché sur une branche en attente de sa nourriture qu?il pêchera bien plus tard.
EN CHIFFRES
15 000 km
C?est la distance parcourue par les oiseaux migrateurs avant d?arriver chez nous.
4 000
C?est le nombre des plantes représentatives de 38 espèces endémiques entourant l?estuaire.
600 à 1 200
oiseaux migrateurs nous rendent visite chaque année.
27 août 1999
C?est la date à laquelle l?estuaire est déclaré réserve naturelle.
« IL EST DE NOTRE DEVOIR DE BIEN PRESERVER LES LIEUX »
À quoi sert l?Estuaire de Terre- Rouge ?
C?est un refuge pour les oiseaux migrateurs. Ils profitent de leur passage chez nous pour se reposer, se nourrir en abondance, avant de reprendre la route vers leurs pays d?origine.
L?estuaire fait partie des 800 zones humides d?importance internationale. Ce réseau favorise l?échange d?expériences et de savoir-faire. Il facilite la coopération, notamment pour la gestion des zones humides où se situe une voie de migration d?oiseaux.
Pourquoi cette campagne en ce moment ?
Pour informer, sensibiliser le public, les habitants du quartier et les firmes avoisinantes à l?importance de préserver ce sanctuaire. C?est la seule zone humide au monde qui se situe dans une ville. Il faut savoir que certaines espèces ne reprennent pas le voyage, il est donc de notre devoir de bien préserver les lieux. Il appartient ainsi à chaque habitant, chaque usager qui fait vivre, gère ou exploite la zone humide de conserver à long terme ces milieux vivants.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au sanctuaire ?
Si nous avions plus de fonds, nous pourrions faire de grandes choses comme mieux aménager les lieux. Nous disposons de télescopes sophistiqués et d?autres matériels pour voir les oiseaux sans les déranger. Malheureusement, à cause des vols, nous ne pouvons pas les placer comme on le souhaiterait. Néanmoins, nous les mettons à la disposition de ceux qui souhaitent les utiliser.
Il y a aussi le vol des panneaux d?indication qui complique la venue de ceux qui veulent accéder à l?estuaire. Il en va de même pour la clôture, une partie a été sauvagement arrachée.
Quels sont vos projets pour l?estuaire ?
Il y en a plusieurs. Premièrement, faire construire une shed house pour les plantes endémiques venant des hautes Plaines-Wilhems. Puis, aménager le centre pour le rendre plus convivial. Mais aussi mettre des bancs sur la berge pour que les gens puissent se détendre et admirer les oiseaux.
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