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Bérenger appréhende une ?catastrophe économique?
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Bérenger appréhende une ?catastrophe économique?
Le leader de l?opposition, Paul Bérenger, tire la sonnette d?alarme en ce qui concerne l?économie. Après le ?coup de massue? que constitue la baisse du prix du sucre, la semaine dernière, il estime que le pays ?se dirige vers une catastrophe économique?. Rencontrant la presse, samedi, il note cependant toutefois que le gouvernement peut toujours ?se ressaisir?.
Commentant la baisse du prix du sucre, Paul Bérenger affirme que ?les Européens ont sacrifié les pays d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. De loin le plus gros perdant, c?est Maurice.? Et, pessimiste, d?expliquer qu?il a été ?bouleversé que le pays ait perdu le leadership politique au niveau des chefs d?Etat et de gouvernement. D?autant que Maurice avait la part du lion sous le Protocole sucre.?
Paul Bérenger exprime aussi son insatisfaction face au gouvernement avec, comme leitmotiv, des critiques à l?égard de Navin Ramgoolam, Arvin Boolell et Madan Dulloo concernant leur performance sur le dossier sucre au niveau international. Et, dit-il, seul le fait qu?il s?agit d?une ?catastrophe internationale? qui s?est abattue sur le pays lui permet d?atténuer ses critiques.
Il rappelle, toutefois, qu?il a insisté auprès du chef du gouvernement pour que celui-ci sollicite le Premier ministre britannique, Tony Blair (également président de l?Union européenne et du G 8), et le président français, Jacques Chirac, sur la question de la baisse du prix du sucre. Il regrette toutefois le timing malheureux, c?est-à-dire le fait que Navin Ramgoolam ait choisi de les rencontrer après que le couperet soit tombé.
Les 40 millions d?euros de compensation, ?choquant, insuffisant et scandaleux, selon Paul Bérenger, devront faire l?objet d?autres discussions?. Surtout quand on les compare à ce que les betteraviers ont obtenu en termes de compensation. ?Les pays ACP ont reçu un véritable coup de poignard dans le dos?, fait-il remarquer.
A une question de la presse sur les mesures d?accompagnement, Paul Bérenger soutient ?qu?alors que l?actuel gouvernement avait mené une campagne infecte sur la réforme de l?industrie sucrière, nous réalisons aujourd?hui que si elle n?avait pas été enclenchée, cela aurait été dramatique pour le pays entier.?
En revanche, il affiche sa satisfaction concernant le fait que le gouvernement a choisi d?adopter l?Accelerated Action Plan de l?ancien gouvernement. Comme le coût financier sera énorme, il demande au gouvernement de se battre auprès de l?Union européenne de manière à obtenir d?autres mesures d?accompagnement.
Le deuxième danger demeure, selon lui, les prochaines décisions de l?Organisation mondiale du commerce pour le sucre et pour le textile. Paul Bérenger explique que la suppression des tarifs agricoles engendrera une deuxième baisse des prix. La mesure visant une baisse de tarif pour le textile sera également un coup dur. Il espère qu?un bon accord favorisant les pays en voie de développement sera élaboré d?ici la fin de 2006.
Son analyse peu optimiste l?amène à dire ?ki péna direktion économik, ena ene pogné dimoun lucides couma Rama Sithanen et les autres mais ena bane zigzag, bane confusions et ban passéistes couma Jeetah et lézot. Ca manière de faire, c?est ene recipe for disaster?. Il affirme ainsi que le ministre des Finances sait que le pays se dirige vers une catastrophe et que le c?ur du problème est la baisse de l?investissement privé. Mais, selon lui, ?certains passéistes pé case l?élan secteur privé?.
Les cinq mois du gouvernement n?ont pas été des plus performants. Selon lui, ?zot ine éna d?autres priorités. Zot promette lé ciel, zetoil, couma dir tout ti facil. Zot pas guet danzer qui atane nu divan. Alors ki moi, mo coz langaz de vérité.?
NOMINATION
<B>Le ?conditional yes? de Bushan Domah</B>
■ Paul Bérenger estime que le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, a induit l?Assemblée nationale en erreur sur la nomination du directeur de l?Icac, Bushan Domah. Lors de sa ?Private Notice Question?, Paul Bérenger avait demandé si le juge Domah avait donné un ?conditional yes? au gouvernement. Rashid Beebeejaun avait affirmé, qu?à lundi, le juge Domah avait dit oui. Or, les derniers éléments de cette affaire le contrediraient. Bushan Domah a demandé un congé au Judicial and Legal Service Commission dans le but de retourner à son ancien poste par la suite. Il devait obtenir une réponse d?ici le début de cette semaine. Paul Bérenger devait indiquer que ?ce n?est pas aussi simple que cela?. De plus, ce dernier trouve que le gouvernement a été maladroit d?annoncer sa nomination en même temps que les autres nominés politiques.
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