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Bénéfice du doute pour un attentat à la pudeur
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Bénéfice du doute pour un attentat à la pudeur
Il etait poursuivi pour avoir attenté à la pudeur de sa belle-fille, âgée de sept ans, à trois reprises. Mais cet employé d?une institution scolaire du Sud a obtenu le bénéfice du doute, faute de preuves.
Selon la déposition de la fillette en cour, c?est en 2002 que son beau-père l?aurait traînée dans la chambre à coucher pour lui faire des attouchements sexuels. Il l?aurait ensuite menacée ?tansion to dir kiken?. Pendant la même année, il l?aurait emmenée dans un champ de cannes pour cueillir des goyaves. Là aussi, il aurait commis des actes sexuels sur la petite fille.
Elle raconte l?incident à sa tante en 2004. Le 8 novembre 2005 alors qu?elle se rend à l?école en compagnie d?une dame, elle aperçoit son beau-père. Ce dernier lui aurait dit : ?Mo konn to ler ale to ler vini. Kan mo anvi mo kapav rant dan to la kaz e koup twa si to pa tir sa kes la.?
En cour, l?accusé a nié en soutenant que le 8 novembre 2005, il était au travail. Un fait confirmé par un collègue et la responsable de l?institution scolaire.
La magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen constate que le témoignage démontre que la victime ne se souvient pas exactement quand les délits ont été commis. Elle trouve que l?accusé n?a pas fabriqué d?alibi quand il soutient avoir été au travail le 8 novembre 2005. La magistrate constate qu?il n?est pas prudent de se fier au témoignage de la petite fille pour condamner l?accusé. Ainsi, elle préfère lui accorder le bénéfice du doute.
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