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Bunwaree : «Pas de droit de grève dans la Constitution»
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Bunwaree : «Pas de droit de grève dans la Constitution»
La demande des syndicats pour que le droit de grève soit inclus dans la Constitution du pays doit être traitée séparément de l?Employment Relations Bill, dit le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree. Il rencontrait la presse, samedi, pour un tour d?horizon autour de l?Employment Relations Bill ? qui remplacera l?Industrial Act de 1973 ? et de l?Employment Rights Bill (ERB) ? qui remplacera le Labour Act ? les deux projets de loi seront présentés l?année prochaine.
Compte tenu de l?extension du délai accordé aux syndicats pour examiner les deux projets de loi, le ministre dira que ces derniers ne sont pas inscrits à l?agenda de cette session parlementaire. Cette déclaration du ministre a eu pour résultat l?annulation du mot d?ordre de grève générale prévue pour demain.
Les discussions autour de cette question ne sont pas encore terminées. Mais une chose est sûre, dit le ministre, «fode pa pour enn oui ou pou enn non dimoun capav fer la grev». Vasant Bunwaree dira aussi avoir été très attentif à la nécessité de réduire le délai pour organiser une grève.
Pour ce qui est de l?organisation d?une grève par voie de bulletins secrets, le ministre dira qu?il étudie sérieusement l?exemple de la Finlande et estime qu?il faut connaître la position du Bureau international du travail sur la question.
Vasant Bunwaree a aussi expliqué que tant que ces deux projets de loi n?entrent pas en vigueur, ce sont les salariés qui seront désavantagés. Il cite les cas des employés licenciés à la suite de la liquidation d?une entreprise. Actuellement, un salarié n?a rien si une entreprise est mise en liquidation. Si l?Employment Relations Bill était appliqué, dit-il, un employé aurait été pris en charge par le Work Fare programme et sa contribution auprès du National Pension Fund aurait été assurée par le gouvernement.
Pour ce qui est de la définition d?une journée de travail, le ministre de tutelle estime que les syndicats ne sont pas clairs à ce niveau. Une journée de travail continuera à être de 8 heures et les heures supplémentaires ne devraient pas dépasser 12 heures par jour.
Il a tenu a apporter un démenti à la nouvelle selon laquelle un employeur serait, avec un accord collectif, habilité à négocier un salaire en dessous de ce que prévoient les Remuneration Orders.
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