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Brèves
COMORES
<B>Anjouan à la conquête de Mayotte
Environ 400 Anjouanais, parfois plus, entrent quotidiennement à Mayotte, a affirmé récemment le président du conseil général de la collectivité départementale, Ahamed Attoumani Douchina.
A raison de 400 par jour depuis le 27 mars, jour de l?évacuation par les autorités françaises du président déchu d?Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, ce sont quelque 12 000 Anjouanais qui sont entrés à Mayotte, où ils se trouvent en situation irrégulière, a déclaré Douchina, en visite à Paris.
«Les Mahorais n?en peuvent plus», a affirmé Douchina, estimant qu?il y a «aujourd?hui plus de clandestins à Mayotte que de gens en situation régulière?. Mayotte compterait ainsi entre 220 000 et 240 000 habitants. Par ailleurs, chaque jour, une dizaine d?embarcations «kwassa kwassa», conduites par des passeurs amènent à Mayotte une quarantaine d?Anjouanais, attirés par les conditions de vie meilleures de l?archipel, a expliqué l?élu.
REUNION
Chik : le virus peut-être transmis par transfusion
Lors de la grande épidémie de Chikungunya qu?à connu l?île de la Réunion entre 2005 et 2007, le virus a pu être transmis par don de sang selon le Bulletin épidémiologique (BEH) hebdomadaire publié mardi.
20 janvier 2006, les collectes de sang total avaient été suspendues sur l?île, du fait de cette éventualité de transmission par voie sanguine, même si elle resterait peu élevée par rapport à la transmission par les moustiques.
Selon le bulletin du BEH, le risque moyen de contamination était estimé à 132 pour 100 000 dons pour l?ensemble de l?épidémie, atteignant 1 500 pour 100 000 au maximum de l?épidémie et ce sont 47 dons qui auraient pu être contaminés si la collecte n?avait pas été interrompue.
MADAGASCAR
Les voitures-boutiques ménacées d?interdiction
L?assainissement des rues de la capitale malgache suit son cours, mine de rien. Les voitures-boutiques seront les prochaines cibles des opérations.
Si les mesures d?expulsion des marchands ambulants sont mises en veilleuse, la Commune urbaine d?Antananarivo (CUA) cible les propriétaires des voitures-boutiques. Ces derniers s?attendent à l?imminence d?une interdiction.«Depuis quelques jours, la commune projette de dégager toutes les voitures-boutiques occupant les rues du centre-ville. Leur nombre ne cesse d?augmenter alors que la plupart ne dispose pas d?autorisation légale», souligne Fanja Raharison, une vendeuse de friperies dans une voiture-boutique.
Elle-même n?en possède pas et craint l?expulsion. «Nous avons déjà déposé une demande d?autorisation, mais nous n?avons pas reçu de réponse jusqu?à présent», explique-t-elle. `
L?information est confirmée par un responsable communal. «Tous les marchands occupant les rues de la capitale seront expulsés. Aucune tolérance ne sera permise», prévient Amédée Ranosiarison, directeur des marchés municipaux.
Il précise que la règlementation communale interdit les ventes sur les places publiques. «Nous ne faisons que l?appliquer, et le suivi en sera renforcé», ajoute le directeur.
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