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Brothers in arms
Après trois tentatives, ils sont enfin arrivés à leurs fins. Djamil Remodkhan et Kaviraj Bissesur ont été sacrés, le samedi 11 février dernier, lors du Championnat national de double. Il leur a fallu perdre une finale et se faire sortir en demi-finale une autre fois avant de décrocher la timballe au Mauritius Gymkhana Club, samedi dernier, en battant Ishtiaq Hajee Adam et Ishtiyaak Moosa 4-2.
Tôt au tard ça devait arriver, même si a priori, les spécialistes de la chose ne les voyaient pas en finale. « En snooker rien n?est impossible », telle est la devise de Djamil Remodkhan.
Potes dans la vie, la complicité entre Kaviraj et Djamil se traduit en compétition. Ça ne discute pas longuement. Un regard suffit pour que le message passe. Le double a ses particularités qui font que, sans un minimum de complémentarité, l?association des deux joueurs n?ira pas loin. « Il peut y avoir des jours où on n?a pas la main. C?est donc à l?autre partenaire de prendre le relais. Il faut que le courant passe et la sérénité suivra », explique Djamil Remodkhan.
Ils cultivent une complicité vieille de six ans. « On s?est rencontré grâce au snooker. À la base, je suis un joueur de pool. En fait, c?est Kaviraj qui m?a permis de découvrir le snooker. Au-delà du snooker, je m?étais fait un ami », confie Djamil.
« Mo tine largue li impé », lance Kaviraj qui a été le premier professeur de son partenaire. « Il avait déjà une certaine base. Je lui est enseigné quelques techniques ici et là. Et, par la suite, c?est un ami que je m?étais fait », soutient Kaviraj.
Comme deux frères
Bientôt, les deux fous de snooker se côtoyent de plus en plus, à tel point qu?ils deviennent des « zenfants lacaze ». « Nou couma deux frères », lancent-ils.
Partenaires aujourd?hui, mais un jour viendra où ils se croiseront en compétition. Certes jusqu?ici, ils se sont évités par le hasard du calendrier. N?empêche que Djamil, tête de série N° 7 à présent, peu bien retrouver sur sa route son ami Kaviraj un de ses jours. « Un match est un match », affirme Djamil. Et Kaviraj d?acquiescer : « La compétition c?est une chose et hors compétition on reste amis. » Au moins les choses sont claires entre les deux copains.
Avec son retour triomphal, Kaviraj Bissesur sera attendu au tournant. La President?s Cup débute bientôt et il faudra s?attendre à ce que le champion de France par équipe (catégorie 1), soit à nouveau au rendez-vous. Djamil, qui paraît, également, bien en jambes, a ni plus ni moins les yeux rivés sur la place de Salim Moosa. « D?abord je dois défendre ma place dans les huit meilleurs. Après ça, il faut convoiter la première place au classement. Pour cela, il faut gagner en expérience et se décomplexer afin de pouvoir dominer les meilleurs. »
Les autres sont prévenus?
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