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BPO : 18 mois pour trouver 6 000 employés

15 juillet 2008, 00:00

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D?ici 2009, le Human Resource Development Council (HRDC) estime que l?industrie des centres d?appels et du Business Process Outsourcing (BPO) aura besoin d?environ 6 000 personnes supplémentaires. Mais ce n?est pas sûr que la formation suive le pas.

L?absurdité de la situation, c?est que c?est un secteur qui a un énorme potentiel mais qui se trouve freiné par un manque croissant de main-d??uvre. De plus, malgré les initiatives des autorités, les solutions ne se bousculent pas au portillon?

Du côté de cette industrie, on pense que la création d?un ICT Training Academy sur le modèle de l?Ecole hôtelière pourrait aider à la formation de base des télé-opérateurs et autres gestionnaires de données. L?Outsourcing and Telecommunications Association of Mauritius (OTAM) a demandé sa mise sur pied depuis deux ans mais le dossier semble toujours dormir.

Déception </B>

Et si elle s?attendait à une mention dans le discours du dernier budget, elle a été déçue. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, n?a pas abordé le sujet.

Pourtant, il y a urgence. «Si rien n?est fait, on continuera comme d?habitude et nous prendrons aussi toute la formation en charge même si cela résulte en une pression sur nos coûts et nos ressources», regrette Vidia Mooneegan, directeur général de Ceridian Mauritius et président d?OTAM. Toutefois, avec un centre de formation en bonne et due forme, il est confiant d?avoir une «plus grande croissance du secteur». Ce qui laisse sous-entendre que le manque de personnel ralentit la croissance.

Certes, cette «académie» ne pourra tout prendre en charge mais elle se concentrera sur les aspects généraux. Ainsi, les compagnies n?auront plus qu?à faire quelques sessions d?adaptation pour que leurs nouvelles recrues soient pleinement opérationnelles.

Selon l?OTAM, les besoins en nouveau personnel qualifié se situent de 2 000 à 2 500 par an, dont un tiers pour le développement de logiciel, le reste aux centres d?appels et compagnies d?externalisation. «Actuellement, il y a un gros manque dans les centres d?appels et une forte demande dans différentes filières au sein du BPO dont les financial et medical outsourcing», explique Vinod Seegolam, directeur du HRDC.

<B>Des cours dans d?autres domaines</B>

Après avoir formé 500 jeunes l?année dernière pour des centres d?appels, le HRDC prépare d?autres cours, qui démarrent bientôt, dans les domaines de la sous-traitance (outsourcing) médicale, légale, financière ou encore touristique. Elle souligne aussi la nécessité d?une vaste campagne de sensibilisation dans les collèges et parmi la population afin d?encourager la prise d?emploi dans cette nouvelle industrie qui souffre de certains préjugés.

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