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BPML : Les interrogatoires se poursuivent

19 novembre 2006, 00:00

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L? Independent Commission against Corruption (Icac) entend poursuivre ses interrogatoires dans les malversations alléguées dans la gestion de Business Parks of Mauritius Limited (BPML). Elle compte ainsi convoquer, cette semaine, les partenaires du projet cybervillage, dont des responsables d?une entreprise de construction.

Interrogés une première fois au cours de la semaine écoulée, Chand Bhadain, Chief Executive Officer de BPML, et Dilmohamed, un des évaluateurs du gouvernement, seront de nouveau convoqués au Central Criminal Investigation Department (CCID) en début de semaine. Ils devront fournir des explications sur les malversations alléguées dans la gestion de BPML.

L?ancien conseiller spécial de Paul Bérenger, Jean-Mée Desvaux, devrait lui aussi être interrogé par la police. Ce que conteste le principal concerné, qui affirme n?avoir reçu aucune convocation à ce jour. Il explique, par ailleurs, que sa participation dans le projet de BPML ne s?est résumée qu?à une heure de brainstorming avant que le projet de cybervillage ne démarre.

« Je conçois que je sois une grosse épine dans le côté de Navin Ramgoolam. Voilà un conseiller dont l?intégrité et l?acharnement à la tâche font rougir sa meute de conseillers équivoques. Pas un homme ne pourra plus se sentir en sécurité dans ce pays, car ce sera dorénavant la hargne politique qui déterminera qui se fait persécuter par les appareils devenus répressifs de l?État. J?ai confiance que les chefs de ces institutions pèseront bien leur geste avant de faire le jeu politique de ceux qui veulent les mettre au niveau des polices secrètes d?Amérique latine », nous a déclaré Jean-Mée Desvaux.

Du côté de la commission anti-corruption, l?on s?attelle à rassembler des documents relatifs à la gestion de BPML pour en prendre connaissance et ainsi apprendre dans quelles circonstances les décisions décriées par le Fact-Finding Committee ont été prises.

Depuis le début de l?enquête, il y a une semaine, plusieurs personnes, dont Prem Beeharry, chef de cabinet au ministère des Finances, ont déjà été interrogées. Du côté de l?Icac, l?on tient à faire ressortir que l?enquête initiée vise à établir s?il y a effectivement eu présomption de corruption.

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