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BPML : le PS du ministère des Finances entendu
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BPML : le PS du ministère des Finances entendu
La commission anti-corruption entend les premiers témoins dans le cadre de son enquête sur les malversations alléguées à la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML). Hier, Prem Beeharry, secrétaire permanent du ministère des Finances, a répondu aux questions dans les locaux de l?Independent Commission against Corruption (Icac).
De sources bien informées, nous apprenons qu?il a été interrogé sur des documents relatifs aux activités de BPML et qui portent sa signature. Par ailleurs, nos sources au niveau du ministère indiquent que les limiers de la brigade anti-corruption ont recueilli, pour les besoins de l?enquête, des documents au registry du Prime Minister?s Office, du ministère des Finances, de la BPML et de la Mauritius Housing Company (MHC).
<B>Rs 800 000 pour l?achat de palmiers</B>
L?enquête a été initiée par l?Icac de son propre chef. Cette commission réagissait à la publication du rapport du Fact-Finding Committee mis sur pied en janvier pour enquêter sur la gestion de BPML. Harris Balgobin, ancien président du Tribunal d?arbitrage permanent, et ses assesseurs, Raj Busgeet, expert-comptable, et Bruno Dumazel, arpenteur juré et consultant en développement immobilier, étaient alors chargés de l?enquête.
Le rapport de ce comité a relevé des manquements et fait état de soupçons de malversations dans la gestion de cet organisme parapublic. Quelques jours après la publication du rapport, Rama Valayden, attorney general, demandait à son tour à l?Icac d?enquêter sur BPML.
Dans sa lettre à la commission anti-corruption, il demandait à l?Icac d?enquêter sur l?existence d?«actes de corruption» que le Fact-Finding Committee aurait relevés dans les activités de BPML et de Cyber Properties Investment Ltd. Dans cette correspondance, il attirait aussi l?attention de la commission sur l?appel d?offres pour la construction du cybervillage. L?adjudication s?est faite pour Rs 495 millions, soit Rs 100 millions de plus que l?estimation du métreur (quantity surveyor) de la MHC.Rama Valayden a aussi fait état d?un autre élément du rapport : des dépenses de plus de Rs 800 000 encourues pour l?achat de palmiers et d?autres arbres. L?attorney general a soutenu que 80 palmiers et 110 autres plantes sont introuvables.
<B>Le CEO de BPML et l?évaluateur du gouvernement au CCID</B>
Parallèlement à l?enquête de l?Icac, la police a, elle aussi, depuis mercredi, démarré une enquête. Chand Bhadain, Chief Executive Officer de BPML, a été de nouveau interrogé jeudi et durant la journée d?hier par les limiers du Central Criminal Investigation Department (CCID). Il a une fois de plus décliner toute responsabilité quant aux malversations alléguées dans la gestion de BPML. Pour lui, si manquements il y a eu, il faut s?enquérir auprès de ses prédécesseurs. Il a expliqué que l?exercice d?appel d?offres, ainsi que l?allocation du contrat pour la construction des appartements du cybervillage, avaient eu lieu avant qu?il ne prenne ses fonctions. Hier, Dilmohamed, un des évaluateurs du gouvernement, a également été entendu par la police. Bhadain et Dilmohamed sont de nouveau attendus dans les locaux du CCID lundi. L?enquête policière est menée par l?assistant surintendant Heman Jangi, sous la direction de l?assistant commissaire de police Tangavel Seerunghen.
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