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BP247

11 juillet 2007, 00:00

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<B>L?Acim s?inquiète des hausses de prix</B>

L?association des Consommateurs de l?île Maurice (Acim) condamne l?augmentation du prix de l?huile comestible. Nous rappelons que les derniers six mois, de novembre à maintenant, il y a eu des hausses en trois occasions. Nous constatons qu?avec la libéralisation du prix de l?huile, le prix de ce produit a fini par augmenter sensiblement. Tout en considérant que l?augmentation due aux facteurs climatiques, biodiesel et autres, peut influer sur le cours des prix, l?on ne peut s?empêcher de constater une absence de contrôle de prix de l?Etat de ce secteur où il n?y a que deux producteurs locaux qui occupent autour de 74 % et 24 % du marché respectivement.

L?Acim s?inquiète des augmentations de prix continues sur les produits essentiels. La récente augmentation sur les produits pétroliers suivie de celle de l?huile comestible pourrait avoir des effets boule de neige et donc inflationnistes. Et il faudrait bien se rappeler que certains secteurs de production utilisant l?huile comestible comme un intrant n?hésitent pas à faire grimper les prix à chaque augmentation.

Le gouvernement a un devoir moral de mettre sur pied des instruments pour réintroduire le contrôle de prix là où il y a monopole ou situation dominante sur ce produit essentiel. Et ceci surtout dans l?absence de tout instrument tel que la loi sur la concurrence qui de toute façon réglementerait bien plus ce marché pour chaque opérateur qui serait en position de ce qui sera défini comme étant monopolistique. Tenons-nous le bien pour dit qu?un commerçant détenant la fourchette de 30 à 40 % de la part du marché pourrait être considéré comme étant en situation de monopole. Alors d?où vient cet entêtement ou ce dogmatisme à ne pas vouloir contrôler ce marché en l?absence de toute loi sur la concurrence ?

Mais faut-il encore que l?instrument de contrôle soit dans la main d?un contrôleur responsable. Tel n?ayant pas été le cas dans un passé tout récent dans le secteur du fer, l?on ne peut blâmer l?instrument s?il a été mal utilisé.

<B>Jayen CHELLUM</B> de l?Acim

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