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BP 247
Diego Garcia : Tous solidaires
Suite aux déclarations provocantes du junior minister britannique, Bill Rammel, sur notre sol au sujet de la souveraineté de Maurice sur l?archipel des Chagos, il faut saluer la réaction du gouvernement mauricien.
Quitte à consolider le froid déjà existant entre Londres et Port-Louis, le Premier ministre, Paul Bérenger, a trouvé les mots justes pour dénoncer les déclarations de Bill Rammel.
Le deadlock au sujet de la souveraineté sur l?archipel des Chagos est loin d?être brisé, depuis juin de l?année dernière, après l?adoption de deux orders in council par les Anglais, Maurice subit les fourberies des Anglais. La dernière en date étant la déclaration de Bill Rammel à l?effet que le ?claim of Mauritius is invalid?. Il est grand temps que l?état mauricien porte l?affaire devant la Cour internationale de Justice.
Ce recours est devenu inévitable vu les manigances des Britanniques surtout après le coup fourré préparé par les Anglais pour l?affrètement du Mauritius Trochetia afin d?emmener les Ilois se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres décédés.
Autour de cette démarche, nos sympathies vont aux Ilois. Mais on devait faire obstacle à toute tentative visant à se servir de cette démarche afin d?entamer la souveraineté mauricienne sur les Chagos. D?où la justesse du gouvernement de refuser l?usage du Mauritius Trochetia pour transporter les Ilois.
Comme l?affaire des Chagossiens fait de nouveau la une de l?actualité, profitons de l?occasion pour faire comprendre à Olivier Bancoult que les Chagossiens sont avant tout des Mauriciens, même si certains ont aujourd?hui une ?double nationalité?.
Le Premier ministre a déclaré, avec raison, qu?il a une parfaite maîtrise du dossier chagossien. Qu?en est-il, toutefois, du reste de la population ? L?indifférence de la grande majorité des Mauriciens autour de ce dossier est, somme toute, criminelle. Ce qui explique l?isolement des Chagossiens face au reste de la population. Ce qui explique peut-être la tentative d?Olivier Bancoult de faire des Chagossiens ?une nation dans un État?.
Afin de susciter l?intérêt de la population autour des Chagos, la République devrait, pour les prochaines célébrations du 12 mars, organiser une activité d?envergure nationale sur les Chagos afin que les Mauriciens fassent davantage connaissance avec cette partie du territoire national.
Et, pour rabattre le caquet à Bill Rammell, le gouvernement mauricien devrait envisager la possibilité de retenir les services d?une agence internationale de relations publiques afin d?inclure une publicité payante dans une dizaine de titres internationaux pour faire savoir aux Anglais que :
?The excision of the Chagos Archipelago from the Mauritian territory before independence was done in violation of the UN Charter. That Mauritius maintains its legal and legitimate sovereignty on the Archipelago.?
Il est grand temps qu?on se mobilise pour que l?île Maurice retrouve ses droits sur les Chagos.
Si aujourd?hui Agalega nous offre des potentiels de développement économique, demain les Chagos nous offriront davantage !
Kris BHORRA
?L?humanitaire : Un métier sérieux?
En réponse à l?article de Marc Gosse paru dans l?express du mercredi 19 Janvier 2005, je vous prie de bien vouloir publier ceci.
Agir dans un contexte humanitaire est un métier sérieux, il n?est donc pas concevable que des non professionnels s?en chargent. L?urgence dans laquelle interviennent les acteurs de l?humanitaire est temporaire dans la mesure où elle suscite un grand intérêt médiatique éphémère qui mobilise les consciences et de fait les financements.
L?intervention dans le long terme qui, elle, relève plus du développement ne génère pas le même engouement des médias. Pourtant il existe aussi des urgences permanentes dont on parle peu voire pas du tout.
Pour ce qui est des problématiques des construction. Il semble évident que nous devions vivre avec le risque bien que parfois cela puisse être contraignant. Les constructions en bord de mer n?en restent pas moins normales puisqu?il s?agit d?un lieu de vie où peuvent être exercés bon nombre de loisirs. En effet, la construction d?hôtels et autres lieux touristiques apparaît bien plus comme une réponse à la demande des touristes dont la fréquentation des plages est de plus en plus accrue.
Patrick COULOMBEL ? Président ? Architectes de l?Urgence
Gaëtan SIEW ? Vice-Président ? Union internationale des architectes
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