Publicité
B.P. 247
<B>«J?ai été un des initiateurs»</B>
Je porte toujours un grand intérêt à votre chronique «Edito», mais concernant celle du jeudi 17 janvier 2008, (Esprits rigides, par Raj Meetarbhan) vu que j?ai été un des initiateurs de la prise de position du maire de Curepipe concernant les amoureux et surtout les alcooliques dont il n?est pas fait mention, je voudrais vous informer de la réalité des choses pour que vous vous fassiez une opinion.
Le jardin en question jouxte le supermarché Monoprix dont j?assume la gestion ainsi qu?un jardin d?enfants. Cette pelouse était devenue, durant l?année 2007, un vrai lupanar où se rencontrait une faune curepipienne composée de mendiants professionnels suivis d?une meute de chiens, de sans domicile fixe, d?ivrognes de tout âge qui passaient leur journée à consommer de l?alcool et de petits délinquants, d?où de fréquentes disputes avec les passants. Il y a aussi eu intervention du Samu, des jeunes femmes ayant été retrouvées en plein jour dans un coma dû à de l?alcool, et dans des tenues très suggestives. Quant aux amoureux du coin, j?en sais quelque chose ayant eu à prendre des mesures contre certains qui avaient pris d?assaut la terrasse de Monoprix où ils se permettaient des privautés en plein jour au vu et au su de tout un chacun, souvent on n?était pas loin du lap dancing. La tenue des amoureux et des pratiques de certains dans ce lieu situé a coté d?un jardin d?enfants a dépassé les limites de l?acceptable, croyez moi, et je vous passe des détails assez croustillants. Le lieu était aussi devenu un lieu de rencontre de voyeurs.
S?aventurer sur le trottoir de l?avenue municipale était devenu une expédition à risques pour la gent féminine car celle-ci avait droit à des commentaires guère amusants de la part des habitués du coin sous l?effet de l?alcool. Le problème était devenu ingérable et nous avons même dû stopper la reprise des bouteilles consignées de divers alcools au vu du nombre de gens sous l?influence d?alcool visitant le supermarché.
Il était urgent d?agir car une visite à la librairie Carnegie située en face dudit jardin vous aurait donné une idée de l?ampleur du problème, vous auriez trouvé la preuve que l?homme descend du singe au vu des cris et des onomatopées émises . L?ampleur des commentaires hurlés à l?adresse des passants ou à l?adversaire aviné concernant les qualités des mères et des s?urs de tout un chacun vous aurait édifié.
Je ne pense pas que prendre des mesures pour redresser une telle situation puisse mériter d?être qualifiés d?esprits rigides. Il ne faut pas mettre dans le même panier ceux prenant des initiatives car ne rien faire et laisser pourrir la situation est si facile.
Comme vous avez mentionné le problème de rats, sachez que si les rats pullulent à Curepipe c?est que nous vivons dans un environnement où les commerçants du marché et les consommateurs ne respectent pas les règles d?hygiène. Les détritus sont jetés partout malgré les poubelles, une visite s?impose dans les lieux publics et ilfaudrait surtout en faire une cause nationale.
Aucun règlement pourtant clairement défini dans le Food Act n?est appliqué dans ce pays car cela dérange trop de monde.
<B>Jean Marie CHELIN</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents