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BP 247
Pension de vieillesse : une peau de banane
Une récente mesure budgétaire appelle la pensée suivante : si quelqu?un, après une trentaine d?années de travail aura gagné sa pension de retraite (qui se réduit de mois en mois comme une peau de chagrin à cause de la dépréciation continuelle de sa roupie), décide de prendre un emploi qui lui rapporte une somme qui fait que ses revenus mensuels dépassent les Rs 20 000, il verrait sa pension de vieillesse enlevée. Ce serait comme la peau de banane (de notre proverbe mauricien) jetée, sans crier gare, devant ses pas !
Cette pension de retraite, il ne faut pas l?oublier, a été durement gagnée et a été durant sa vie active, tenue en considération de ses vieux jours, et tout d?un coup, elle est menacée. Ce serait comme Thierry Henry qui, la balle au pied, filant droit au but, voit qu?on a subitement déplacé les poteaux. Carton rouge ?
Pendant sa vie active, il a aussi contribué au fisc. Cela aussi, il ne faut pas l?oublier !
Si par dépit, il cesse le travail, ce sera la nation qui serait privée de ses connaissances, de son énergie et de l?Income Tax qu?il aurait eue à payer de par son emploi post-retraite.
En tenant compte des sommes gaspillées dans certains projets de prestige (prenons pour exemple les lampes installées sur le trottoir près du bâtiment du Trésor), combien le gouvernement aura-t-il économisé en supprimant cette pension de vieillesse pour ces personnes à la retraite ? Ces derniers sont encore bien disposés à faire profiter à la nation de leur expérience et de ce qui leur reste de santé et d?énergie.
François SAW LAN IP M.B. Ch.B(Hons), F.R.C.P., Ed., OSK.
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