Publicité
Bodha : «La réforme n?est pas encore accomplie»
Par
Partager cet article
Bodha : «La réforme n?est pas encore accomplie»
L?édifice ne cède pas. En dépit de l?intransigeance de l?Union européenne (UE) sur la réforme du régime sucrier, les pays du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) gardent confiance. Ils pensent pouvoir influer sur le texte législatif introduisant la baisse de 37 % du prix garanti du sucre qu?ils exportent en Europe. En début de semaine, les commissaires Michel, Mandelson et Fischer Boel ont présenté le plan d?action pour atténuer les effets de la réforme.
Le document préconise une aide au cas par cas. Chaque pays-exportateur devra proposer sa stratégie pour atténuer les effets de la baisse sur son industrie sucrière. «Le plan d?action ne peut passer avant. La réforme n?est pas un fait accompli», a indiqué le ministre de l?Agriculture, Nando Bodha. Il faisait état, hier, de la mission, qui l?a mené dans cinq capitales européennes. Maurice, estime Nando Bodha, est «à l?avant plan de la bataille des ACP pour le maintien des intérêts de tous les pays producteurs et des Pays les moins avancés».
Le ministre réserve un «accueil positif» au plan d?action dévoilé lundi. «L?enveloppe d?aide sera représentative du quota de sucre de chaque pays ACP vers l?UE. Il y aura beaucoup d?équité», précise le ministre. Le plan d?action local sera prêt «dans les semaines à venir». Il assurera une réforme dans la durée, avec les mesures nécessaires au secteur corporatif et un «plan spécifique» pour les 30 000 petits planteurs.
Au-delà des discussions sur le plan d?action, les ACP et PMA persistent dans leur action. Les lobbies à venir seront à deux niveaux. D?abord, auprès des groupes de députés du Parlement européen et de la Commission. Ensuite, auprès des Etats-membres de l?UE.
Publicité
Publicité
Les plus récents