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BIG FISH au nom du père
L?histoire à la fois drôle et poignante d?Edward Bloom, un père débordant d?imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l?avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d?un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu?il ne soit trop tard. L?aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.
Big Fish est l?adaptation cinématographique du roman Big Fish, a story of mythic proportions, écrit par Daniel Wallace, qui s?est inspiré de son propre père et de sa proper paternité. Il explique : «A travers ce livre, je voulais écrire l?histoire de la vie d?un homme ordinaire comme s?il s?agissait d?un mythe. Au fur et à mesure que j?assemblais les fragments, une existence complète se dessinait, une vie passionnante et riche, magnifique et porteuse de tous les symboles.»
A l?instar de la plupart des personnes qui ont travaillé sur le projet, l?acteur Ewan McGregor a ressenti une forte résonnance du scénario de Big Fish sur sa propre expérience. Il explique : «J?ai tout de suite senti un lien personnel avec le scénario.Quand je l?ai lu pour la première fois, j?ai été ému par cette relation entre un père et son fils... Cela m?a rappelé quand j?ai quitté l?Ecosse - c?est toujours quelque chose pour un Ecossais ! Je suis allé à Londres apprendre le métier de comédien, mais ce que je voulais en réalité, c?était voir le monde. Cela ressemble à ce qu?à fait Edward. Souvent, il faut quitter l?univers familier pour avoir une chance de découvrir qui l?on est vraiment.»
<B>Comédie dramatique américain réalisée par Tim Burton (2003) Durée : 2h 05 mn
Avec Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman
Site officiel : www.bigfish-lefilm.com</B>
<B>Une nomination à l?Oscar</B>
Le long-métrage Big Fish est nommé aux Oscars 2004 dans la catégorie Meilleure musique (composée par l?occasion par l?illustre Danny Elfman).
A noter que la chanson du générique de fin du film, intitulée Man of the hour, est une composition du groupe de rock américain Pearl Jam et a été nommée aux Golden Globes 2004.
<B>Tim Burton </B>
Tu seras magique, mon fils !
Depuis Pee-Wee Big Adventures, son premier long métrage, tous les films de Tim Burton - Edward aux mains d?argent, Ed Wood, et même Batman... - racontent ainsi la même histoire d?êtres solitaires, fantasques, rejetés, qui n?accèdent au bonheur qu?en assumant ce décalage vis-à-vis de la société. Big Fish ne déroge pas à la règle : la vie de son héros, Edward Bloom, pourtant simple représentant de commerce, est pleine de géants, de sorcières, de poissons monstrueux, d?aventures héroïques et fantastiques... Tim Burton, lui, met l?imagination au pouvoir.
Big Fish est né il y a quatre ans. Tim Burton est en train de tourner son remake de La Planète des singes quand on lui apprend la mort de son père. «Je n?aurais jamais pu tourner ce projet si je n?avais pas vécu ce choc. J?étais comme submergé...» raconte-t-il. Adapté d?un livre de Daniel Wallace, le film va donc tourner autour des retrouvailles d?un homme et de son père fantasque, qui l?a bercé toute sa vie d?histoires à dormir debout - jusqu?à l?en dégoûter. Apprenant que celui-ci va mourir, il cherche à comprendre quelle vérité cachent ces histoires peuplées d?êtres étranges et de villages fantômes...
Et, d?un coup, entre la réalité et les fictions racontées par ce père farfelu, la réalité et les fictions racontées par Tim Burton, se dessine tout un écheveau de concordances. Dans ce face à face, le réalisateur est à la fois ce père qui ne veut pas renoncer à ses histoires, à sa part de rêve, à cette imagination qui est le sens de la vie ; et ce fils, soucieux de comprendre parce que soucieux d?être compris lorsque viendra son tour de passer le flambeau.
Car si tous les films de Tim Burton sont nourris de ressorts autobiographiques, Big Fish est une pierre angulaire dans sa filmographie. Orphelin, le réalisateur est aujourd?hui également père. Quelle histoire, quelle vision du monde - semble-t-il se demander -, lèguera-t-il à l?enfant qu?il a eu l?an passé avec Helena Bonham Carter (sa femme dans la vie, la sorcière dans le film)? C?est ce qui rend Big Fish si émouvant : cette volonté de réconciliation avec le monde. Au nom du père, du fils et des esprits malins. Désormais si «derrière les monstres, il y a des êtres et des sentiments», le contraire est également vrai : derrière les êtres les plus ordinaires, se tapissent de drôles de sentiments, des débordements secrets et des rêves merveilleux. «Toi et moi, dit Edward Bloom à son fils, nous sommes des conteurs.» Tim Burton ne dit pas autre chose : la vie est un conte, à nous de la rendre féerique.
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