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Bheenick : « Il est de mon devoir à la Banque centrale de défendre la valeur de la roupie »

14 septembre 2011, 20:00

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Bheenick : « Il est de mon devoir à la Banque centrale de défendre la valeur de la roupie »

Le gouverneur de la Banque de Maurice maintient sa position sur la question de la roupie forte. Il réaffirme également sa conviction dans la résilience de l’économie mauricienne.

Le gouverneur de la Banque de Maurice persiste est signe. Il laisse entendre que la politique de la roupie forte sera maintenue. N’en déplaise aux opérateurs économiques orientés vers l’exportation. Rundheersing Bheenick était l’un des deux intervenants lors d’une conférence organisée par de la Society of Chartered Accountant ce mercredi 14 septembre.

L’autre intervenant, l’économiste Pierre Dinan, a, de son côté, émis des propositions en vue d’une réorientation de l’économie mauricienne pour faire face à la crise.

« Il est du devoir du gouverneur de la Banque centrale de défendre la valeur de la roupie et de le tirer vers le haut plutôt que vers le bas. Une roupie stable est la meilleure contribution que la Banque centrale puisse faire au développement du pays. Nous sommes heureux de pouvoir dire que nous faisons notre travail et nous continuerons à le faire », lance Rundheersing Bheenick.

La réponse du gouverneur de la Banque de Maurice à ceux qui réclament une dépréciation de la roupie ne peut être plus claire. Les entreprises tournées vers l’exportation ont repris ces derniers temps leur lobby en faveur d’une baisse de la valeur de la roupie.

Après avoir défendu avec force le maintien du taux directeur lors de sa conférence de presse hier, mardi 13 septembre, il revient donc à la charge en réaffirmant sa conviction dans la stabilité d’une roupie forte.

D’autre part, Rundheersing Bheenick a réitéré sa conviction dans la capacité de notre économie à faire face à la crise mondiale qui menace de balayer les plus faibles. Il maintient que les indicateurs économiques ont démontré notre résilience aux secousses qui ébranlent les puissances mondiales.

Quant à Pierre Dinan, il a axé son intervention sur ce qu’il faut faire pour éviter une catastrophe sur le plan économique. Il a émis une série de propositions basée sur le modèle économique classique qui, selon lui, nous aideront à surmonter les déboires subis par les économies desquelles dépend notre propre développement.

Il prône la diversification de nos secteurs traditionnels – sucre, textile et tourisme – à travers, entre autres, une diversification de nos produits et de nos marchés. En ce qu’il s’agit des secteurs émergents, tels que les finances et les technologies de l’information et de la communication (TIC), il suggère un renforcement de nos capacités.

Pour l’économiste, l’efficience de nos services publics passe obligatoirement par la privatisation.

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