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Bettini à l?abordage
Tenant du titre de Milan San Remo comme de la Coupe du monde, Paolo Bettini est le favori naturel de la 95e édition de cette course classique hors norme, qui se dispute aujourd?hui. Cela d?autant plus que le champion d?Italie aborde l?épreuve en pleine confiance après sa victoire dans Tirreno-Adriatico mardi. Bettini ne craint personne mais tout le monde a peur de lui...
Paolo Bettini a rendez-vous avec son premier grand objectif de l?année 2004. Le Toscan veut devenir à San Remo le huitième coureur de l?histoire à remporter deux fois de suite la Primavera. Il rejoindrait entre autres Eddy Merckx, Laurent Fignon ou Erik Zabel. Tous les indicateurs sont au vert pour le champion d?Italie, qui a pour lui l?expérience, la confiance et la forme du moment.
Rêves de doublé
Incontestable favori, il ne manquera pourtant pas de rivaux, à commencer par Alessandro Petacchi. L?Italien ne voit pas 36 issues à cette course. Il n?en voit que deux : « On a vu sur Tirreno comment marche Petacchi. Il ne reste donc pas beaucoup de possibilités. Ou bien un petit groupe réussit à prendre les devants, et dans ce cas j?ai ma chance, ou bien il y a une arrivée au sprint et je ne peux espérer que marquer quelques points pour la Coupe du monde. »
L?an dernier, Bettini avait brisé l?hégémonie des sprinters, qui de Zabel à Cipollini, ont phagocyté Milan-San Remo ces dernières années, au point de dénaturer quelque peu l?épreuve. Pour assouvir ses rêves de doublé, il devra encore une fois passer à l?attaque samedi, dans le Poggio, voire un peu avant dans la Cipressa. « Heureusement, je ne suis pas le seul à miser sur l?offensive. Nous serons quelques-uns, le plus possible j?espère, à chercher à mettre Petacchi en difficulté », espère-t-il.
Confiant, Bettini sait aussi qu?il sera surveillé de très, très près. Un marquage au cuissard qui lui avait coûté le titre mondial à Hamilton, et dont avait profité l?Espagnol Igor Astarloa. La menace ibérique, l?Italien la voit une fois encore très sérieuse, surtout celle venant d?Oscar Freire. « Il est celui qui a le plus de cartes en main car il peut s?adapter à plusieurs circonstances de course. Il peut très bien ne pas attendre le sprint. Même quand nous courions ensemble chez Mapei, je ne savais pas ce qu?il avait en tête. C?est quelqu?un d?imprévisible », conclut Bettini.
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