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Bernard Maigrot en cour
Une étape importante est franchie aujourd?hui dans l?enquête préliminaire instituée par le Directeur des poursuites publiques (DPP) à la suite du meurtre de Vanessa Lagesse. Le magistrat Azam Neerooa, du tribunal de Mapou, entendra les premiers témoins. L?avis d?experts sur certains résultats de tests ADN est également attendu. Les proches de la victime, dont sa mère et ses s?urs, attendent ce moment avec impatience.
Au banc des accusés : Bernard Maigrot. Il a été formellement inculpé le 14 avril 2003. La styliste Vanessa Lagesse avait été retrouvée morte dans la bai-gnoire de son bungalow à Grand-Baie, le 10 mars 2001.
Pour préparer sa défense, le prévenu a réclamé, par une procédure en Cour suprême, que tous les documents en possession de la poursuite lui soient communiqués avant l?ouverture de l?enquête préliminaire. Faute de quoi, dit-il, il serait privé de ses droits constitutionnels.
Il a soutenu que ces documents lui sont nécessaires pour mieux préparer sa défense pour bénéficier d?un procès équitable. Le juge Asraf Caunhye, qui a entendu la demande de Bernard Maigrot, a tranché en sa faveur le 21 avril. L?accusé gagnait ainsi une première manche contre l?accusation.
?Les parentes écartées du procés?
Dans son verdict, le juge avait ordonné au DPP et au commissaire de police de remettre à Bernard Maigrot tous les documents, photos, films et vidéos, qu?ils comptent utiliser lors de l?enquête préliminaire. Le juge a expliqué que ce cas particulier requiert une approche pragmatique qui nécessite l?élimination de la rigidité dans les procédures.
A la suite du verdict du juge Caunhye, l?accusation a bien remis à la défense tous les documents pertinents à l?enquête. Pour l?audience d?aujourd?hui, l?accusation a assigné une vingtaine de témoins, tous des policiers.
Depuis l?arrestation de Bernard Maigrot, la mère et les s?urs de Vanessa Lagesse attendent que le meurtrier présumé soit jugé. Dans une lettre publiée dans l?express du 10 mars, elles ont déploré l?injustice que constitue la lenteur des procédures. ?Quant à nous, parentes de la victime, nous n?avons, dans notre pays, aucun droit de nous constituer partie civile comme cela se fait en France et dans d?autres pays. Nous sommes complètement écartées du procès et n?avons d?autre option que d?attendre, dans l?espoir qu?on se souvienne un jour que, nous aussi, avons des droits.?
Outre Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, Bernard Maigrot sera représenté par Mes Gavin Glover, Yves Hein, Kanen Colunday, Sarah Collendavelloo et Jaykar Gujadhur, avoué.
L?accusation est représentée par Me Nanda Reddy, State Counsel.
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