Publicité
Bernard Barbe effeuille sa vie d?artiste
Par
Partager cet article
Bernard Barbe effeuille sa vie d?artiste
Érudit de créativité. Il est l?homme qui harcèle les lieux culturels, s?arrange toujours pour assister à toutes les représentations des artistes mauriciens, mais il est aussi l?homme qui se déclare être ?Bern Poésie?. Bernard Barbe nous a gratifiés mercredi dernier, d?un concert particulier à La Colombière. ?Kontan Misik? ou Contes en musiques. Des mots poétisés qu?il utilise en guise d?odes. Odes à quoi ? à sa vie d?artiste.
Désamorcer les expressions qui triturent le libre flot de la vie artistique. C?est ce qu?il tente de faire depuis trois ans. Bernard Barbe, 32 ans, travaille peut-être dans l?aviation, mais il semble être le poète de l?ombre. Il a commencé avec des ateliers de rencontre avec des artistes l?année dernière.
Le concept, le mouvement Oxyzenn. ?On repartait toujours chez nous avec un feeling. C?était l?expression et le partage avant tout. Au moins, cela nous a permis de mieux comprendre notre vie d?artiste.? Affinités ou pas, c?était bien là une manière de transmettre ses idées.
Mais être artiste, c?est surtout assumer une responsabilité. ?Kontan Misik? : C?est le reflet de sa personnalité. Il se dit être très heureux que Menwar ou encore Jalil Auckbarally soient venus chanter lors de la soirée de mercredi. ?Kontan Misik? risque de conquérir bon nombre de poètes possédant une fibre poétique. C?est cela que Bernard cherche à diffuser autour de lui. Une appartenance culturelle plus présente sur les terres mauriciennes.
Présent que pour moduler le monde artistique
Toujours à la recherche de paroles épiques pour remplir cette soif artistique. Il possède une voix qui sied bien à son air parfois lunatique, parfois perdu dans ses réflexions. Dans quel monde vit-il ? La question ne se pose pas. ?Le domaine artistique, c?est ma passion, mon intimité et cela, je le fais que pour moi. Par contre, je considère que j?ai une responsabilité d?artiste et contrairement à certains, je la partage avec d?autres.?
Cette façon de déclamer de la poésie en chansons, lui permet de mieux exulter son besoin de créativité. Ozyzenn, c?était une occasion de prendre position. Affirmer son identité culturelle. À travers son site Internet, il pousse plus loin. L?écoute des autres artistes, c?est aussi devenu une irrépressible faim qu?il faut sans arrêt satisfaire. ?Le truc virtuel, c?est bien mais pas assez. Je préfère de loin être un road map dont le but ne serait que la découverte des autres artistes??
Il parle ainsi Bernard. Avec des mots saillants qui prennent du temps à se formuler dans l?esprit. Mais l?essentiel est assimilé.
Il se compare à un marchand. Un individu qui n?est présent que pour moduler le monde artistique et lui rendre son vrai sens. ?Un marchand qui ne recherche que de nouveaux produits et qui en propose certains. Quand le marchand s?en va, la boutique elle, demeure?La boutique, c?est la culture?.
Serait-il un nomade ? Celui qui s?en va en quête de rencontres, sifflote en cours de route et qui ne s?arrête pas ? Très peu de haltes pour ne pas perdre le fil artistique. Pour ne plus se dire que l?on sera reconnu comme poète, compositeur ou chanteur seulement en signe posthume. Qu?il faut mourir pour être reconnu après. L?important, c?est de rester fidèle à ses envies et à ses aspirations.
Selon lui, être artiste, c?est un choix. Le tout, c?est d?assumer ce que l?on est.
Publicité
Publicité
Les plus récents