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Berlusconi démissionne pour former un nouveau cabinet
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Berlusconi démissionne pour former un nouveau cabinet
Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a remis mercredi sa démission au président de la République Carlo Azeglio Ciampi, qui a fixé à aujourd?hui midi la date limite des consultations politiques sur la formation d?un nouveau gouvernement.
Berlusconi avait annoncé plus tôt devant le Sénat sa volonté de démissionner temporairement afin de pouvoir former un nouveau gouvernement, comme l?exige la Constitution italienne.
Ciampi s?entretiendra notamment avec les présidents des deux chambres du parlement et des dirigeants de partis avant de confier à Berlusconi la tâche de reformer un cabinet.
?J?accepte le défi de former un nouveau gouvernement?, avait déclaré dans l?après-midi Berlusconi aux sénateurs, s?inclinant devant les demandes répétées de changements politiques formulées par l?Union des démocrates-chrétiens (UDC, centre) et l?Alliance nationale (AN, droite), deux partis ?rebelles? de sa coalition.
<B>Crise politique</B>
Berlusconi a déclaré avoir reçu de ses quatre principaux partenaires de coalition, dont l?UDC et l?AN, l?assurance qu?ils soutiendraient son nouveau gouvernement. ?Personne n?envisage un changement de majorité parlementaire?, a-t-il assuré. ?Avec votre confiance et votre soutien, nous avons écrit des pages importantes de l?histoire de notre pays. Avec votre confiance et votre soutien, je suis sûr que nous en écrirons beaucoup d?autres?, a déclaré Berlusconi devant le Sénat.
Le chef du gouvernement a profité de la tribune qui lui était offerte pour critiquer la Constitution italienne, responsable selon lui de cette crise politique. ?Dans les démocraties occidentales les plus avancées (...), le Premier ministre qui est directement élu par le peuple peut changer d?équipe gouvernementale quand c?est nécessaire, sans en passer par de longues crises?, a-t-il dit.
S?exprimant ensuite devant la presse, Berlusconi a précisé qu?il envisageait de procéder à un nombre limité de changements. Un haut responsable du gouvernement a déclaré à Reuters que les ministres de l?Industrie, de la Santé et des Transports pourraient perdre leur poste dans ce remaniement.
La crise a éclaté vendredi dernier lorsque l?UDC a décidé de quitter le gouvernement pour protester contre le refus de Berlusconi d?engager un changement radical de politique après la déroute de la coalition de centre-droit aux élections régionales partielles des 4 et 5 avril. Mardi, l?Alliance nationale, emmenée par le ministre de l?Intérieur Gianfranco Fini, a à son tour menacé de quitter le navire.
Même si Berlusconi parvient à panser les plaies au sein de sa coalition, il lui restera une tâche d?une toute autre ampleur: redorer le blason de son gouvernement en vue des élections législatives prévues au printemps 2006.
Les sondages donnent en effet une avance importante à l?opposition de centre-gauche (Unione) menée par l?ancien commissaire européen Romano Prodi. On ignore pour l?heure quand Berlusconi formera son nouveau gouvernement, qui devra ensuite obtenir la confiance du parlement.
<B>Gavin JONES</B>
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