Publicité
Benoît XVI maintient sa visite en Turquie fin novembre
Par
Partager cet article
Benoît XVI maintient sa visite en Turquie fin novembre
Le Vatican a officiellement confirmé récemment la visite qu’effectuera en Turquie du 28 novembre au 1er décembre Benoît XVI à l’invitation du président Ahmet Necdet Sezer.
Les propos tenus sur l’islam par le pape lors d’une conférence prononcée le 12 septembre à Ratisbonne, en Bavière, avaient provoqué dans le monde musulman un tollé qui avait un moment fait planer un doute sur le maintien de ce voyage.
Le pape allemand séjournera quatre jours en Turquie, faisant étape à Ankara, la capitale, Izmir, Ephèse (où, selon la légende, la mère du Christ a vécu) et Istanbul.
Le but principal de ce voyage pontifical est la rencontre dans la capitale économique avec le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée 1er.
Toutefois, la question de l’unité des églises, tout en restant le thème principal du déplacement de Benoît XVI, sera en partie éclipsée par la controverse née dans le monde islamisque après son discours de Ratisbonne.
A cette occasion, le pape avait cité les propos tenus au XIVème siècle par l’empereur byzantin Manuel II Paléologue selon lequel le prophète Mahomet aurait ordonné de répandre la foi par l’épée.
Par la suite, l’ancien archevêque de Munich avait dû expliquer que ses propos avaient été déformés. Il s’était excusé à plusieurs reprises sur les réactions suscitées par son discours, sans toutefois présenter les excuses en bonne et due forme que réclamaient certains musulmans.
En septembre, Benoît XVI avait reçu les ambassadeurs des pays musulmans accrédités au Vatican, dont celui de Turquie, pour leur réitérer son attachement au dialogue avec l’islam.
<B>Rapprochement des églises</B>
Le 20 septembre, l’homme qui avait tenté d’assassiner Jean Paul II en mai 1981 place Saint-Pierre, le Turc Ali Agça, avait conseillé à Benoît XVI de renoncer à sa visite.
Jean Paul II s’était rendu à Istanbul, la plus grande ville de Turquie, en 1979. Benoît XVI avait souhaité visiter la Turquie l’an dernier, peu après son élection, après avoir reçu une invitation du patriarche Bartholomée.
Mais le gouvernement d’Ankara avait apparemment hésité à s’associer à cette invitation, s’interrogeant sur les réserves prêtées au nouveausouverain pontife concernant l’opportunité d’une entrée de la Turquie dans l’Union. Alors qu’il n’était encore que le cardinal Joseph Ratzinger, il avait en effet donné une interview dans laquelle il soulignait les racines chrétiennes de l’Europe et s’interrogeait sur la possibilité d’y intégrer un pays musulman.
La Turquie, dotée d’une Constitution laïque, est peuplée à 99 % de musulmans, majoritairement des sunnites.
Les chrétiens de Turquie, surtout des orthodoxes grecs et des Arméniens, ont pour la plupart fui le pays à la suite des persécutions du début du XXe siècle.
Cette visite de Benoît XVI est surtout vue comme un pas important vers le rapprochement entre Eglises catholique et orthodoxe, séparées depuis près de dix siècles à la suite du Grand Schisme.
Le pape devrait être à Istanbul pour la Saint-André, le 30 novembre, une fête importante du calendrier orthodoxe. Selon la tradition, cet apôtre a été le premier à prêcher la foi chrétienne dans la région, quelques années après la mort de Jésus.
Publicité
Publicité
Les plus récents